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Des cours d’eau en guise de sanctuaire

Des cours d’eau en guise de sanctuaire
 

Si l’ancêtre des gobies actuels continue à survivre dans certains cours d’eau de la côte Oubliée, c’est bien parce qu’il a trouvé refuge en ces lieux préservés de toute pollution. À l’image du Protogobius attiti, de nombreuses espèces de poissons d’eau douce sont endémiques.

 L'eau coule, la vie s’écoule. Imaginez des cours d’eau sans cesse nourris d’une pluie tombée du ciel en abondance. C’est ici qu’il pleut le plus en Nouvelle-Calédonie. Environ 3 500 millimètres par an. Plus qu’au mont Panié, deux fois plus qu’au mont Koghi. La pluviométrie comme seule explication au haut débit des cours d’eau ? Pas vraiment. A la différence des rivières ravagés de la côte Ouest, celles de la côte Oubliée ont conservé leur état naturel. Sur le premier kilomètre de littoral, où il existait des activités minières, un phénomène d’engravement a été observé. Mais même là, les cours d’eau n’étaient pas bouchés, en raison du régime torrentiel. Alors imaginez en amont, au coeur de zones vierges de toute activité humaine, comment la vie a pu paisiblement s’écouler. Le Protogobius attiti est une espèce emblématique exclusivement cantonnée aux rivières à péridotite de la province Sud, où il a été répertorié dans neuf zones seulement. Il est considéré comme l’ancêtre de tous les gobies actuels, puisqu’il est le seul à posséder un fragment de ligne latérale. Sur la zone d’étude, l’espèce a été signalée dans les rivières la Comboui, la N’Goye, la Ni et la Pourina. Ces deux dernières semblent abriter les plus grandes populations de l’espèce. À l’image du Protogobius attiti, la plupart des poissons d’eau douce sont endémiques. Pas forcément d’une très grosse taille, certains sont encore pêchés comme le mulet noir, ainsi que la crevette ou encore l’anguille.

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Un double tombant unique

Rare à l’échelle mondiale et unique en Nouvelle-Calédonie, la barrière de récif qui se situe au large du futur parc de la côte Oubliée présente l’originalité d’être… dédoublée. Les baleines s’y réfugient avec leur baleineau.

Au large de la côte Oubliée, une partie de la barrière de récif du futur parc s’avère particulièrement originale. Dédoublée et noyée, il s’agit d’une formation géomorphologique unique en Nouvelle-Calédonie et rare à l’échelle mondiale. Sa présence sur la zone d’étude est donc considérée comme un intérêt fort en termes d’habitat et de biodiversité.

Précisément entre Port-Bouquet et Unia, ce double tombant intrigue. Le récif y est discontinu, donc plus profond, et émergé en même temps. Les pêcheurs y trouvent beaucoup de requins, signe de bonne santé du milieu. La chasse sous-marine y est quasi inexistante. Scientifiquement, les (autres) indicateurs de santé du récif sont bons, sauf sur un endroit situé près de Port-Bouquet. La zone reste menacée de blanchissement, au même titre que l’intégralité du récif corallien de Nouvelle-Calédonie. Bien que la région ne représente pas une aire privilégiée pour tous les mammifères marins (et notamment pas pour les dugongs qui y sont a priori peu présents selon les données disponibles), elle constitue en revanche une zone d’intérêt remarquable pour les baleines à bosse. Elle est en effet considérée comme l’une des zones majeures de transit des baleines au cours de leur migration, vers ou depuis la Nouvelle-Calédonie. La côte Oubliée fournirait notamment une aire de refuge pour les femelles accompagnées de leur baleineau. Les zones présentant un rôle de premier plan, dans les cycles de vie et de migration des baleines à bosse, sont en faible nombre en Nouvelle-Calédonie, et concernent essentiellement celles du sud-est et du sud s’étendant de Thio à l’île Ouen, dont l’étude représente une large part. À ce titre, le rôle fonctionnel important de la région de la côte Oubliée pour la conservation des mammifères marins peut être considéré comme un intérêt fort en termes de biodiversité.

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 L'eau coule, la vie s’écoule. Imaginez des cours d’eau sans cesse nourris d’une pluie tombée du ciel en abondance. C’est ici qu’il pleut le plus en Nouvelle-Calédonie. Environ 3 500 millimètres par an. Plus qu’au mont Panié, deux fois plus qu’au mont Koghi. La pluviométrie comme seule explication au haut débit des cours d’eau ? Pas vraiment. A la différence des rivières ravagés de la côte Ouest, celles de la côte Oubliée ont conservé leur état naturel. Sur le premier kilomètre de littoral, où il existait des activités minières, un phénomène d’engravement a été observé. Mais même là, les cours d’eau n’étaient pas bouchés, en raison du régime torrentiel. Alors imaginez en amont, au coeur de zones vierges de toute activité humaine, comment la vie a pu paisiblement s’écouler. Le Protogobius attiti est une espèce emblématique exclusivement cantonnée aux rivières à péridotite de la province Sud, où il a été répertorié dans neuf zones seulement. Il est considéré comme l’ancêtre de tous les gobies actuels, puisqu’il est le seul à posséder un fragment de ligne latérale. Sur la zone d’étude, l’espèce a été signalée dans les rivières la Comboui, la N’Goye, la Ni et la Pourina. Ces deux dernières semblent abriter les plus grandes populations de l’espèce. À l’image du Protogobius attiti, la plupart des poissons d’eau douce sont endémiques. Pas forcément d’une très grosse taille, certains sont encore pêchés comme le mulet noir, ainsi que la crevette ou encore l’anguille.

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Un double tombant unique

Rare à l’échelle mondiale et unique en Nouvelle-Calédonie, la barrière de récif qui se situe au large du futur parc de la côte Oubliée présente l’originalité d’être… dédoublée. Les baleines s’y réfugient avec leur baleineau.

Au large de la côte Oubliée, une partie de la barrière de récif du futur parc s’avère particulièrement originale. Dédoublée et noyée, il s’agit d’une formation géomorphologique unique en Nouvelle-Calédonie et rare à l’échelle mondiale. Sa présence sur la zone d’étude est donc considérée comme un intérêt fort en termes d’habitat et de biodiversité.

Précisément entre Port-Bouquet et Unia, ce double tombant intrigue. Le récif y est discontinu, donc plus profond, et émergé en même temps. Les pêcheurs y trouvent beaucoup de requins, signe de bonne santé du milieu. La chasse sous-marine y est quasi inexistante. Scientifiquement, les (autres) indicateurs de santé du récif sont bons, sauf sur un endroit situé près de Port-Bouquet. La zone reste menacée de blanchissement, au même titre que l’intégralité du récif corallien de Nouvelle-Calédonie. Bien que la région ne représente pas une aire privilégiée pour tous les mammifères marins (et notamment pas pour les dugongs qui y sont a priori peu présents selon les données disponibles), elle constitue en revanche une zone d’intérêt remarquable pour les baleines à bosse. Elle est en effet considérée comme l’une des zones majeures de transit des baleines au cours de leur migration, vers ou depuis la Nouvelle-Calédonie. La côte Oubliée fournirait notamment une aire de refuge pour les femelles accompagnées de leur baleineau. Les zones présentant un rôle de premier plan, dans les cycles de vie et de migration des baleines à bosse, sont en faible nombre en Nouvelle-Calédonie, et concernent essentiellement celles du sud-est et du sud s’étendant de Thio à l’île Ouen, dont l’étude représente une large part. À ce titre, le rôle fonctionnel important de la région de la côte Oubliée pour la conservation des mammifères marins peut être considéré comme un intérêt fort en termes de biodiversité.

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