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La perruque se porte bien

La perruque se porte bien
Mariam, d’African Beauty, est une spécialiste des extensions, en majorité synthétiques.

Que ce soit pour le fun, pour changer de look, pour s’accepter ou pour des raisons médicales, la perruque, le volumateur, le toupet, les extensions, la prothèse ou le complément capillaire sont aujourd’hui de grande qualité. Nombre de femmes font appel à ces accessoires.

Assise au milieu de dizaines de cheveux synthétiques emballés, Edwige ne bouge pas d’un pouce. Sauf pour tendre une mèche à Mariam, qui la tresse. C’est la première fois que cette jeune militaire engagée dans la Marine nationale se fait poser des extensions. « Lorsque je vais au travail, je me fais un chignon. Avec les extensions, ce sera plus facile à coiffer et à attacher le matin », explique Edwige. Et puis, quand même, c’est bien joli d’avoir du volume et de la longueur. La jeune femme a donc fait appel à Mariam, qui tresse « depuis que j’ai 12 ans » pour réaliser des extensions, mais dans un but plus esthétique que pratique. Chez African Beauty, le salon de Mariam Leloup, les clientes viennent surtout ajouter longueur, volume et couleur à leur chevelure, majoritairement crépue. « Mais tous les types de cheveux peuvent être tressés », assure la coiffeuse. Mariam maîtrise d’autres techniques comme les rajouts via des nattes, en général plaquées sur le crâne, ou comme le crochet, des tresses twistées rapides à poser, ou encore le tissage. Cette dernière technique permet de changer totalement de look en cousant des extensions sur les cheveux originaux tressés. L’effet est assez bluffant. « Cette technique s’adresse davantage à des personnes qui ne seraient pas satisfaites de leurs cheveux, ou qui voudraient changer de style sans que cela se voie. » Car outre le côté pratique (facile à entretenir, à coiffer) ou amusant (changer de look à la demande), la perruque, les extensions ou autres accessoires pour cheveux s’adressent surtout à des femmes rencontrant des problèmes capillaires.

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En toute discrétion

« Chez la femme, le cheveu est signe de bonne santé, c’est un gage de féminité » souligne Amélie, atteinte de pelade, et créatrice de la page Instagram Hellopecia, lors d’une interview à sorocite.com. Il y a plusieurs raisons aux problèmes capillaires féminins : l’alopécie, une perte de cheveux qui peut amener à être chauve, la pelade, une maladie autoimmune qui fait perdre les cheveux voire tous les poils par plaques, ou le cancer et son traitement, la chimiothérapie, qui peut faire perdre les cheveux. Dans ces différentes situations, la femme peut, certes, accepter son corps et l’assumer, mais la perte de cheveux reste un choc psychologique violent. Et le regard des autres est difficile à assumer. Alors les prothèses capillaires et perruques seront de parfaits soutiens. Sur sa chaine Youtube Comme un diadème, Laure tente de gérer son alopécie, puis essaye toupets, perruques et volumateurs. Elle a même créé son site de e-commerce. La première question qui se pose lorsque la jeune femme affirme devant la caméra qu’elle est allée travailler avec son volumateur, c’est : « Et personne ne s’est rendu compte de la différence ? » Eh bien l’influenceuse a profité d’un retour de vacances pour intégrer son toupet à sa vie de tous les jours, « oui, quand vous poserez la prothèse capillaire, vous ne vous reconnaîtrez pas, mais les collègues, même vos frères et soeurs, grand-mères, ne s’en rendront pas compte ! » Alors, si vous pensiez que tout le monde allait remarquer le passage de quelques cheveux épars à une belle tignasse, eh bien que nenni. Les gens ne sont pas assez perspicaces.

Un grand bénéfice

Subir un cancer est une épreuve terrible. Mais la perte des cheveux suite à une chimiothérapie est un choc immense. « Ce n’est même pas la maladie qui fait pleurer mes clientes, mais la perte de leurs cheveux », constate Marie-Lyne, gérante de Wig Shop depuis 25 ans. Dans sa petite boutique de la rue de Sébastopol, la coiffeuse propose tous les accessoires pour compléter sa chevelure, de l’élastique agrémenté de cheveux synthétiques à la perruque en cheveux véritables, en passant par les toupets et les bandeaux associés aux trois quarts à des perruques. Bref, on devrait trouver son compte. Il existe autant de perruques possibles que d’êtres humains. « Certaines femmes ne veulent surtout pas que l’on voie qu’elles ont une perruque, d’autres en profitent pour changer totalement de look. » Evidemment, porter une prothèse capillaire peut gêner, gratter, donner chaud, « mais c’est largement supportable par rapport au bénéfice qu’on en tire », affirme Laure de Comme un diadème.

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Laure (à droite), atteinte d’alopécie, a créé une chaine Youtube, Comme un diadème, où elle parle de ses soucis et des différentes prothèses capillaires.

Technologie fiable

Autre question récurrente : est-ce que la perruque ou le volumateur risquent de tomber si on bouge la tête, ou de s’envoler s’il y a du vent ? « La technologie a fait d’énormes progrès, rassure Marie-Lyne de Wig Shop. Les perruques d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec celles d’il y a dix ans ! » Les techniques pour installer une prothèse capillaire sont nombreuses, et ainsi chaque personne trouvera celle qui lui siéra le mieux. D’un système de colle qui dure environ un mois, aux barrettes à pincer dans les cheveux, en passant par des adhésifs, ou l’intégration de demi ou trois quarts de perruques dans des bandeaux, les astuces sont riches et surtout fiables. Il suffit de visiter la boutique de Marie-Lyne ou de regarder une vidéo Youtube, les transformations sont bluffantes, invisibles, certaines perruques permettent même de se faire une queue de cheval ! Alors fini les complexes, il est temps de s’accepter.

Synthétiques ou véritables ?

Il existe des perruques en cheveux synthétiques et d’autres en cheveux véritables. Dans les synthétiques, la gamme est très grande allant d’un premier prix, avec des produits clairement de mauvaise qualité, qui se repèrent instantanément, à des prothèses de très bonne qualité où même un(e) coiffeur(se) se ferait berner. Le premier point à prendre en considération, c’est le prix. Quand une extension synthétique coûte 1 200 francs, une mèche pour extension en cheveux véritables coûte 22 000 francs ! Laure de Comme un diadème présente des volumateurs, donc même pas une perruque complète, en cheveux véritables allant jusqu’à 5 500 euros. En Nouvelle-Calédonie, l’autre point à prendre en compte, c’est que les prothèses en cheveux naturels seront obligatoirement sur commande. Pour Marie-Lyne, le synthétique est parfait. « Les cheveux naturels peuvent être travaillés, lissés, bouclés, teintés, et ils ont une longue durée de vie. Mais ils demandent un excellent entretien et un coiffage soigné et obligatoire. Les cheveux synthétiques ne peuvent pas être travaillés, ils ne supportent pas la chaleur d’un fer à lisser par exemple, mais ils sont très faciles d’entretien. Après un lavage, on pose la perruque sur un support adapté, on la laisse sécher, et le lendemain, elle est comme on l’a achetée ! » Les cheveux naturels peuvent se garder cinq ans environ, contre une année, voire deux pour une perruque synthétique.

Les perruques remboursées par la Cafat

Dans le cadre d’un traitement médical, les perruques de chez Wig Shop sont remboursées par la Cafat à hauteur de 20 700 francs. Les premiers prix commencent à 26 000 francs. Marie-Lyne se déplace si besoin à domicile ou au Médipôle. La coiffeuse conseille de « venir avant le début du traitement, car la commande met trois semaines à arriver. Mais aussi parce que cela me permet de voir les cheveux de la dame, de trouver son style. » Et également parce que les perruques sont en général sur commande.

Assise au milieu de dizaines de cheveux synthétiques emballés, Edwige ne bouge pas d’un pouce. Sauf pour tendre une mèche à Mariam, qui la tresse. C’est la première fois que cette jeune militaire engagée dans la Marine nationale se fait poser des extensions. « Lorsque je vais au travail, je me fais un chignon. Avec les extensions, ce sera plus facile à coiffer et à attacher le matin », explique Edwige. Et puis, quand même, c’est bien joli d’avoir du volume et de la longueur. La jeune femme a donc fait appel à Mariam, qui tresse « depuis que j’ai 12 ans » pour réaliser des extensions, mais dans un but plus esthétique que pratique. Chez African Beauty, le salon de Mariam Leloup, les clientes viennent surtout ajouter longueur, volume et couleur à leur chevelure, majoritairement crépue. « Mais tous les types de cheveux peuvent être tressés », assure la coiffeuse. Mariam maîtrise d’autres techniques comme les rajouts via des nattes, en général plaquées sur le crâne, ou comme le crochet, des tresses twistées rapides à poser, ou encore le tissage. Cette dernière technique permet de changer totalement de look en cousant des extensions sur les cheveux originaux tressés. L’effet est assez bluffant. « Cette technique s’adresse davantage à des personnes qui ne seraient pas satisfaites de leurs cheveux, ou qui voudraient changer de style sans que cela se voie. » Car outre le côté pratique (facile à entretenir, à coiffer) ou amusant (changer de look à la demande), la perruque, les extensions ou autres accessoires pour cheveux s’adressent surtout à des femmes rencontrant des problèmes capillaires.

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En toute discrétion

« Chez la femme, le cheveu est signe de bonne santé, c’est un gage de féminité » souligne Amélie, atteinte de pelade, et créatrice de la page Instagram Hellopecia, lors d’une interview à sorocite.com. Il y a plusieurs raisons aux problèmes capillaires féminins : l’alopécie, une perte de cheveux qui peut amener à être chauve, la pelade, une maladie autoimmune qui fait perdre les cheveux voire tous les poils par plaques, ou le cancer et son traitement, la chimiothérapie, qui peut faire perdre les cheveux. Dans ces différentes situations, la femme peut, certes, accepter son corps et l’assumer, mais la perte de cheveux reste un choc psychologique violent. Et le regard des autres est difficile à assumer. Alors les prothèses capillaires et perruques seront de parfaits soutiens. Sur sa chaine Youtube Comme un diadème, Laure tente de gérer son alopécie, puis essaye toupets, perruques et volumateurs. Elle a même créé son site de e-commerce. La première question qui se pose lorsque la jeune femme affirme devant la caméra qu’elle est allée travailler avec son volumateur, c’est : « Et personne ne s’est rendu compte de la différence ? » Eh bien l’influenceuse a profité d’un retour de vacances pour intégrer son toupet à sa vie de tous les jours, « oui, quand vous poserez la prothèse capillaire, vous ne vous reconnaîtrez pas, mais les collègues, même vos frères et soeurs, grand-mères, ne s’en rendront pas compte ! » Alors, si vous pensiez que tout le monde allait remarquer le passage de quelques cheveux épars à une belle tignasse, eh bien que nenni. Les gens ne sont pas assez perspicaces.

Un grand bénéfice

Subir un cancer est une épreuve terrible. Mais la perte des cheveux suite à une chimiothérapie est un choc immense. « Ce n’est même pas la maladie qui fait pleurer mes clientes, mais la perte de leurs cheveux », constate Marie-Lyne, gérante de Wig Shop depuis 25 ans. Dans sa petite boutique de la rue de Sébastopol, la coiffeuse propose tous les accessoires pour compléter sa chevelure, de l’élastique agrémenté de cheveux synthétiques à la perruque en cheveux véritables, en passant par les toupets et les bandeaux associés aux trois quarts à des perruques. Bref, on devrait trouver son compte. Il existe autant de perruques possibles que d’êtres humains. « Certaines femmes ne veulent surtout pas que l’on voie qu’elles ont une perruque, d’autres en profitent pour changer totalement de look. » Evidemment, porter une prothèse capillaire peut gêner, gratter, donner chaud, « mais c’est largement supportable par rapport au bénéfice qu’on en tire », affirme Laure de Comme un diadème.

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Laure (à droite), atteinte d’alopécie, a créé une chaine Youtube, Comme un diadème, où elle parle de ses soucis et des différentes prothèses capillaires.

Technologie fiable

Autre question récurrente : est-ce que la perruque ou le volumateur risquent de tomber si on bouge la tête, ou de s’envoler s’il y a du vent ? « La technologie a fait d’énormes progrès, rassure Marie-Lyne de Wig Shop. Les perruques d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec celles d’il y a dix ans ! » Les techniques pour installer une prothèse capillaire sont nombreuses, et ainsi chaque personne trouvera celle qui lui siéra le mieux. D’un système de colle qui dure environ un mois, aux barrettes à pincer dans les cheveux, en passant par des adhésifs, ou l’intégration de demi ou trois quarts de perruques dans des bandeaux, les astuces sont riches et surtout fiables. Il suffit de visiter la boutique de Marie-Lyne ou de regarder une vidéo Youtube, les transformations sont bluffantes, invisibles, certaines perruques permettent même de se faire une queue de cheval ! Alors fini les complexes, il est temps de s’accepter.

Synthétiques ou véritables ?

Il existe des perruques en cheveux synthétiques et d’autres en cheveux véritables. Dans les synthétiques, la gamme est très grande allant d’un premier prix, avec des produits clairement de mauvaise qualité, qui se repèrent instantanément, à des prothèses de très bonne qualité où même un(e) coiffeur(se) se ferait berner. Le premier point à prendre en considération, c’est le prix. Quand une extension synthétique coûte 1 200 francs, une mèche pour extension en cheveux véritables coûte 22 000 francs ! Laure de Comme un diadème présente des volumateurs, donc même pas une perruque complète, en cheveux véritables allant jusqu’à 5 500 euros. En Nouvelle-Calédonie, l’autre point à prendre en compte, c’est que les prothèses en cheveux naturels seront obligatoirement sur commande. Pour Marie-Lyne, le synthétique est parfait. « Les cheveux naturels peuvent être travaillés, lissés, bouclés, teintés, et ils ont une longue durée de vie. Mais ils demandent un excellent entretien et un coiffage soigné et obligatoire. Les cheveux synthétiques ne peuvent pas être travaillés, ils ne supportent pas la chaleur d’un fer à lisser par exemple, mais ils sont très faciles d’entretien. Après un lavage, on pose la perruque sur un support adapté, on la laisse sécher, et le lendemain, elle est comme on l’a achetée ! » Les cheveux naturels peuvent se garder cinq ans environ, contre une année, voire deux pour une perruque synthétique.

Les perruques remboursées par la Cafat

Dans le cadre d’un traitement médical, les perruques de chez Wig Shop sont remboursées par la Cafat à hauteur de 20 700 francs. Les premiers prix commencent à 26 000 francs. Marie-Lyne se déplace si besoin à domicile ou au Médipôle. La coiffeuse conseille de « venir avant le début du traitement, car la commande met trois semaines à arriver. Mais aussi parce que cela me permet de voir les cheveux de la dame, de trouver son style. » Et également parce que les perruques sont en général sur commande.