Amour : le cerveau dans tous ses états

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Hélas pour les romantiques, le sentiment amoureux n'a pas grand-chose d'ésotérique. Il serait avant tout le fruit de nos hormones et de la réaction de nos neurotransmetteurs. On vous dit tout !

« C'est le destin », « l'alchimie » ou ce « je-ne-sais-quoi ». Quand on tombe amoureux, difficile d'expliquer rationnellement ce que l'on ressent. Et pourtant, s'il existe bien sûr une petite part de magie dans l'amour, le sentiment amoureux est surtout une affaire de chimie. Le cerveau n'est en effet pas totalement étranger à ces soubresauts de l'amour : des réactions physiologiques peuvent expliquer en partie ces émotions fortes que l'on ressent.
Notre cerveau est composé de plusieurs zones, chacune ayant un rôle bien défini. Parmi elles, l'hypothalamus, une région située au cœur du cerveau. Elle fait le lien entre le système nerveux autonome et le système endocrinien. Cette région est impliquée dans la régulation de certaines fonctions comme la faim, la soif, le sommeil ou encore la température corporelle. Mais elle intervient aussi dans la gestion du comportement sexuel et des émotions.

Nos cinq sens en émoi

Ainsi, l'hypothalamus va analyser toutes les perceptions (visuelles, tactiles et olfactives) que nous recevons lorsqu'on rencontre quelqu'un pour la première fois. Il va ensuite secréter, via l'hypophyse, des hormones telles que la dopamine, l'ocytocine, l'adrénaline et la vasopressine. Ce cocktail chimique nous rend euphoriques et pleins de désir. Bref, on ne choisit pas vraiment de tomber amoureux ou pas. Au fur et à mesure de la relation, c'est ensuite le cortex insulaire qui prend le relais, intervenant dans le domaine de la dépendance, ainsi que le cortex préfrontal qui joue un rôle dans la mémorisation des sensations gratifiantes et agréables.
Les sens sont donc largement impliqués dans le fait de tomber ou pas amoureux. Les odeurs, par exemple, agitent directement certaines zones du cerveau, comme l'hippocampe, lié à notre mémoire. C'est la raison pour laquelle certaines odeurs sont directement associées à des émotions particulières. La vision, et notamment le regard, mais aussi le toucher (caresses, effleurements) sont également des composantes essentielles du sentiment amoureux.

Et le coup de foudre ?

Comment expliquer que l'on puisse tomber amoureux d'un simple regard ? Ici aussi, il s'agirait d'une simple manifestation chimique du cerveau, réagissant à certains stimuli comme la vue et l'odorat. Cœur qui s'emballe, jambes qui tremblent, rougissements… Les molécules font réagir notre corps, parfois même violemment, au point de perdre le contrôle. En revanche, l'effet d'un coup de foudre ne durerait guère longtemps, quelques mois tout au plus, pour laisser place à l'attachement et donc à la possibilité d'une relation plus durable.
Pour certains chercheurs, il existe aussi dans le coup de foudre un état d'attente. On tomberait plus facilement amoureux si l'on est disponible sentimentalement et si l'on a envie de vivre une histoire d'amour, même inconsciemment. Logique… Il n'empêche que la science ne parvient pas à expliquer pourquoi l'on tombe amoureux de telle personne et non pas d'une autre. Finalement, et l'on peut s'en réjouir, tout n'est peut-être pas qu'une question de biologie dans l'amour…

 



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