Entre le boulot, les tâches ménagères, les enfants et les petits tracas du quotidien, on a plus souvent envie de s’écrouler sur le canapé à la nuit tombée que de se jeter sur son amoureux !

Entre le boulot, les tâches ménagères, les enfants et les petits tracas du quotidien, on a plus souvent envie de s’écrouler sur le canapé à la nuit tombée que de se jeter sur son amoureux !

Pour être heureux, vivons tendrement

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Ce désir (parfois) égaré entraîne l’incompréhension et de la souffrance dans le couple. Fatalité ? « Sûrement pas ! », s’insurge Charlotte de Buzon, sexothérapeute et thérapeute de couple à Nouméa. Sa solution ? La tendresse, bordel !

Selon un sondage Ifop sur la sexualité des Français réalisé en juin 2010, les femmes (53 %), en particulier celles âgées de moins de 35 ans (56 %), déclarent être davantage confrontées au manque de désir dans leur vie de couple que les hommes (44 %). « Différents facteurs peuvent entraîner une baisse de la libido chez les femmes, explique Charlotte de Buzon. Par exemple l’arrivée d’un enfant, le stress, le manque de disponibilité, ou encore le train-train quotidien. Les relations sexuelles se font alors de plus en plus rares, amenant frustration et tensions dans le couple. Cette situation est souvent très mal vécue par le partenaire, qui se sent rejeté et mal aimé. » Pourtant, les hommes ne se déclarent pas vaincus pour autant ! Ils reviennent à l’attaque, usant de leurs « bottes secrètes » pour nous faire fondre... en vain. « Il s’agit de communication non verbale : la femme va associer certaines caresses de son compagnon à un appel à la relation sexuelle, poursuit la sexothérapeute. À la longue, c’est une routine sexuelle qui s’installe dans le couple et qui peut devenir pénible pour la partenaire. » Résultat des courses : on est agacée au lieu d’être excitée par les tripotages de Monsieur... Et on le repousse de plus belle. Pourtant, les câlins, on aime ça. Mais pas obligatoirement toujours ceux qui mènent au sexe. Parfois, on a juste envie de se serrer fort contre son torse, de se faire des grattouilles et des petits bisous. Bref, de retrouver de vrais moments de complicité avec celui qui partage notre vie.

 

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Désir : entre tendresse et communication

« Le plus grand des aphrodisiaques est la tendresse », affirme Gérard Leleu, médecin et sexologue, auteur, entre autres, du Traité des caresses. Ce que confirme Charlotte de Buzon :

Les femmes, pour avoir envie de faire l’amour, ont besoin de se sentir aimées pour elles-mêmes et non pas pour leur sexe. Elles ont besoin de complicité, de preuves d’amour. 

Et pour cela, deux ingrédients sont essentiels : la tendresse et la communication. « Pour raviver la flamme, il est important de remettre la sensualité au cœur de la relation, poursuit la sexothérapeute. Il faut dissocier deux types d’intimité : affective et sexuelle. »

En clair, redécouvrir le plaisir de se câliner, sans arrières pensées. « La femme doit être l’initiatrice de ces caresses sensuelles, elle doit amener son partenaire vers cette intimité. Ainsi, au lieu de repousser sèchement les avances de son amant, mieux vaut dire : « J’aimerais plutôt un gros câlin si ça ne te dérange pas. » Même si le compagnon aurait préféré des caresses sexuelles, il sera heureux de partager un moment fort et intime avec sa femme. »Se faire des papouilles est donc un excellent moyen de rétablir l’équilibre et la communication dans le couple. En insistant sur les caresses qu’on aime (et pas l’inverse), on valorise ce moment sensuel. On est dans le partage, dans la complicité. « Quand la libido est en berne, ça ne revient pas comme ça, d’un seul coup, précise Charlotte de Buzon. Il est essentiel d’en parler avec son compagnon et de s’écouter mutuellement. De cette façon, le couple va pouvoir définir ses propres codes sensuels et sexuels. Prendre le temps de se toucher, de se refamiliariser avec le corps de l’autre, est un bon moyen de faire renaître le désir. » Des câlins, des mots doux, du respect et de la patience : tels sont les ingrédients nécessaires à une vie sexuelle épanouie… Et aux couples qui durent.

Les pires ennemis de la libido


 

Le stress

Dans une situation de stress intense, notre corps se met en état de survie et concentre toute son énergie à la défense de notre organisme. Dans ce cas, des activités comme le sommeil, la digestion ou encore le sexe passent au second plan.

Les conflits de couple

Même si certaines personnes arrivent à faire la part des choses entre émotions et sexe, une situation conflictuelle au sein du couple peut compliquer les choses dans l’intimité. Quand les problèmes sont récurrents, la libido en prend généralement un coup.

Un partenaire insistant

Tenter de convaincre son partenaire coûte que coûte, en lui garantissant que « l’appétit sexuel vient en pratiquant », n’aura pour conséquence que de la dégoûter du sexe.

Le manque de confiance en soi

Et si en plus, celui-ci est lié à des complexes physiques, il est normal de ne pas oser montrer son corps ni exprimer ses désirs.

La routine

Savoir à l’avance ce qui nous attend, ne pas changer de position, de lieu, d’horaire : la routine sexuelle reste définitivement le pire ennemi du désir féminin !


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