Schlumbergera

Schlumbergera

Dans la vie, il y a des cactus...

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Les cactus sont tendance. Très décoratifs, ils font l’objet d’un véritable engouement auprès des collectionneurs et autres amateurs de plantes. Originaux et atypiques, ils offrent visuellement une esthétique très graphique.

 

Personne n’a oublié cette célèbre chanson de Jacques Dutronc qui comparait le monde à un cactus. Cette plante, appartenant à la famille des Cactacées, est aujourd’hui à la mode. Elle s’invite dans nos jardins ou dans nos intérieurs comme un élément incontournable de la déco. Une touche végétale originale et design qui habille aussi bien la terrasse que le salon ou encore une chambre. Ne parlons pas des cactus artificiels qui font florès pour celles et ceux qui n’ont pas la main verte !

Succulentes

Originaires d’Amérique du Sud, les cactus sont des plantes succulentes à fleurs. On les distingue des autres plantes grasses par la présence d’aréoles, qui sont de petites excroissances de la plante à partir desquelles partent en faisceau épines, poils, feuilles, fleurs. « Une plante succulente est un végétal conçu pour vivre dans un environnement aride assez extrême où les périodes de sécheresse sont donc longues et qui a la capacité de stocker l’eau dans ses tissus », explique Olivier, de Succuland.

Un climat éloigné de la Nouvelle-Calédonie ! « Il est vrai que les cactus se développent dans des climats peu humides mais ils peuvent s’adapter au climat de la Nouvelle- Calédonie si l’on en prend soin, si l’on suit certaines recommandations et si l’on privilégie un substrat qui leur convient », répond Olivier.

Rhipsalidopsis
Rhipsalidopsis

Type de sol

Même s’il n’existe pas de substrat standard qui conviendrait à tous les cactus, il faut néanmoins veiller à certaines choses. « Il est essentiel que le sol dans lequel les cactus poussent soit bien drainé car s’il y a trop d’eau, les cactus pourrissent rapidement et cela favorise le développement des maladies », appuie Olivier. Le substrat doit donc permettre à l’eau de s’évacuer facilement, et sécher rapidement après un arrosage.

Le mieux, c’est le substrat que l’on appelle 3 tiers. Un mélange qui conviendra finalement à la plupart des espèces de cactus. « Il s’agit d’un substrat composé de trois ingrédients, à parts égales, soit de la bonne terre, pas trop argileuse, du terreau et du sable », indique Olivier. Il est recommandé aussi d’ajouter des billes d’argile ou de rocaille pour l’évacuation de l’eau et parfois, si besoin, des éléments nutritifs. Le choix du pot est également important. Pour que les cactus se développent dans les meilleures conditions et que leurs racines puissent avoir de l’espace, il faudra un pot suffisamment grand (mais pas trop pour éviter que la plante ne boive toute l’eau) et troué en son fond pour l’évacuation de l’eau.

Arrosage

Il faudra veiller à ce que l’arrosage des cactus soit adapté à leurs besoins. Il convient d’arroser au pied de la plante copieusement jusqu’à ce que l’eau ressorte par le trou. Une technique qui permet de savoir si le substrat est assez drainant. Toute la terre doit être humidifiée, mais il faut retirer le surplus d’eau de la soucoupe pour éviter l’accumulation d’eau. « En été, lorsque les cactus sont en pleine croissance et parce qu’il fait chaud, il faut arroser une fois par semaine, précise Olivier. En revanche, en hiver, une fois par mois suffit. »

Ensoleillement

Les cactus doivent être placés dans des endroits lumineux et ensoleillés, à l’intérieur ou à l’extérieur durant la saison chaude. Il faut toutefois faire attention au soleil direct et aux variations trop importantes de température et de luminosité, qui peuvent être fatales aux cactus. « On conseille deux heures d’exposition au soleil, pas plus », souligne Olivier. Il est également recommandé de tourner régulièrement les pots pour que les cactus puissent pousser uniformément. À l’intérieur, placez les cactus sur le bord d’une fenêtre afin qu’ils bénéficient d’une meilleure luminosité, surtout lorsqu’ils sont en phase de croissance.

Maladies

L’ennemi numéro un des cactus est la pourriture. Les champignons vecteurs de cette maladie se développent suite à un excès d’eau et à des arrosages trop fréquents. À l’inverse, par manque d’eau, les cactus peuvent flétrir. S’ils ont été exposés d’une façon trop brusque au soleil, ils vont devenir blanchâtres et, au bout de quelques semaines, une croûte beige plus dure va apparaître. Les cactus peuvent également être attaqués par des parasites, comme les cochenilles.

5 GRANDES VARIÉTÉS

  1. Les cactus colonnaires, en forme de cierges, reconnaissables à leurs tiges épaisses et allongées, dressées ou retombantes, et à leurs aréoles disposées le long des côtes. Exemples : Cereus, Escontria.
  2. Les cactus globuleux qui comprennent des tiges sphériques, des aréoles disposées le long des côtes ou sur des mamelons, tels que Mammilaria, Echinopsis, Astrophytum.
  3. Les cactus à tiges aplaties, tels que le Schlumbergera (cactus de Noël), le Rhipsalidopsis (cactus de Pâques). Des cactus étonnants par leur forme qui ne ressemblent pas du tout à l’image d’Epinal du cactus et qui n’ont pas d’épines.
  4. Les cactus à raquettes (cladodes) comme chez le genre Opuntia, à l’exemple du figuier de Barbarie, dont les fruits sont comestibles.
  5. Les cactus primitifs, qui ont conservé leurs vraies feuilles et un aspect arbustif, à l’image du Pereskia.

Astrophytum ornatum Cereus peruvianus Echinopsis Opuntia (figue de Barbarie) Mammilaria Pereskia grandifolia



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