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Un jardin sous l'eau

Un jardin sous l'eau
Un jardin sous l'eau
 

ce mois-ci, on s’intéresse à l’art de l’aquascaping. et si vous y prenez goût, ce sera une source presque intarissable de cadeaux…

 

L’aquascaping, vous connaissez ? C’est l’art et la manière de créer un décor le plus esthétique possible dans un aquarium à partir d’éléments naturels : plantes, roches, sable sont disposés pour amener une émotion chez l’aquariophile ou le spectateur du paysage aquatique. L’aquascaping ne se limite pas à la reproduction en miniature d’un paysage terrestre dans un bac. Les idées de décor (qu’on appelle « layout »), si elles sont bien souvent nées de la nature qui nous entoure, comme le synthétise Takashi Amano, grand maître en la matière, dans son slogan bien connu : « Apprendre de la nature pour recréer la nature », ne se limitent pas à de la simple imitation. Chaque aquascapeur peut (et doit ?) laisser libre cours à son imagination. Né en Asie dans les années 90, l’aquascaping s’inspire de la tradition zen. Déclinaisons aquatiques des jardins japonais, les compositions font la part belle aux lignes épurées et aux ambiances naturelles.

Plantes, bois, roches, sable, racines... Il existe une grande variété d’éléments que chacun peut agencer selon son goût. Sans obligation aucune : l’utilisation de plantes n’est pas impérative. Il est tout à fait possible de créer des décors composés exclusivement de roches et/ ou de bois. Quant aux poissons, ils ont aussi toute leur place même s’ils ne constituent plus les éléments principaux du décor. Quelques conseils…

LE BAC

Vous pouvez très bien démarrer avec un aquarium classique. Il suffit de choisir des plantes et des éléments de décor adaptés. Pas de taille imposée non plus : des grands bacs (plus de 400 litres) aux nano (à partir de 10 litres), l’aquascaping peut se pratiquer à toutes les échelles. Optez de préférence pour un bac relativement large pour augmenter la surface de plantation et faciliter la création d’une impression de profondeur visuelle dans le décor. Préférez également des bacs relativement bas car il n’est jamais facile d’occuper la hauteur d’un aquarium et le décor apparaît alors comme « tassé » au fond alors qu’un grand espace vide le surplombe. Et sachez que si vous devenez une « mordue » d’aquascaping, vous vous tournerez assez vite vers du « sur mesure », pour des raisons de format et d’équipement.

LES PLANTES

Une fois l’aquarium choisi, il faut bien réfléchir à l’agencement des plantes, penser à leur vitesse de croissance et à leurs besoins, notamment en éclairage. Il existe tout un panel de matériel spécialisé : fertilisants spécifiques et diffuseurs de CO2 qui contribuent à la bonne santé des végétaux, éclairages intenses indispensables à la pousse de certaines plantes exigeantes, sans oublier les éléments de décor qui doivent être originaux et d’aspect naturel. Pensez que le choix des plantes est dépendant de la taille du bac. On réserve en général les plantes à grandes feuilles (nymphéa, la plupart des Echinodorus, Hygrophila corymbosa...) aux grands aquariums, pour se limiter dans les plus petits aux plantes à feuillage plus réduit (Rotala sp. Green, Hemianthus micranthemoides ou callitrichoides...). Évitez l’erreur classique qui consiste à choisir les plantes que vous trouvez les plus belles... pour vous demander ensuite comment les intégrer à votre décor. Imaginez d’abord votre paysage (au besoin faites des croquis) et choisissez ensuite les plantes en fonction de l’aspect que vous cherchez pour tel ou tel bosquet. Il ne suffit pas qu’une plante soit belle en elle-même, il faut avant tout qu’elle s’intègre au paysage et, bien sûr, les plantes les plus spectaculaires sont les plus difficiles à intégrer.

LE DÉCOR

Là aussi, la taille de l’aquarium est prépondérante. Des décors trop imposants rétrécissent visuellement l’effet et donnent une sensation d’étouffement, trop petits, ils passent vite inaperçus. Par exemple, pour meubler une cuve un peu trop haute, on utilise de préférence des racines et non des pierres, les premières étant plus élancées et aériennes. Pour que le spectateur apprécie un décor, il faut que l’oeil trouve où se poser. Il est donc important de créer un ou deux points focaux dans le layout. Ces points focaux peuvent être de nature très diverse : une plante colorée, une roche ou une racine, un espace vide qui attire l’oeil ou même une zone sombre pleine de mystère. Le placement des points focaux est capital. Il convient par exemple de ne pas les placer trop près des côtés de l’aquarium sous peine d’aboutir à un décor déséquilibré et donc manquant d’harmonie. Centrer parfaitement un point focal est un parti pris qui est parfois utilisé, mais on préfère en général le décaler un peu (la règle du nombre d’or est alors très souvent utilisée), ce qui donne au paysage une apparence plus naturelle. La profondeur visuelle du décor et son relief sont souvent ce qui donne charme et harmonie à un paysage aquatique. Si le relief est facile à créer en jouant sur les hauteurs de plantes des différents plans (premier plan/arrière-plan), il existe quelques petits trucs pour donner une impression de profondeur, même dans des aquariums qui ne sont pas toujours très larges : éviter la linéarité dans la plantation et dans la plage de sable à l’avant s’il y en a une, créer une (ou plusieurs) trouée(s) dans le décor, des sortes de sentiers partant de l’avant pour aller se perdre en oblique vers le fond de l’aquarium, à l’inverse placer des éléments du reste du décor, très proches de la vitre avant, ou encore essayer de recréer dans le bac la perspective d’un paysage très vaste en plaçant de grosses pierres à l’avant et des petites à l’arrière (ce qui est loin apparaissant bien entendu plus petit) ou des plantes à larges feuilles à l’avant et d’autres à petites feuilles en arrière-plan.

L’ÉCLAIRAGE

Il est fréquent que les aquascapeurs sur-éclairent leurs aquariums, mais cela découle d’une raison simple : il faut éclairer, parfois puissamment, les plantes gazonnantes qui se trouvent au fond de l’aquarium. Ces plantes au niveau substrat, les plus profondes, n’exigent pas forcément plus de lumière pour la photosynthèse que d’autres espèces, mais leur situation dans la couche d’eau demande plus d’intensité lumineuse au-dessus de la surface pour parvenir jusqu’au fond.

LE CO2

Les aquariums accueillant un paysage aquatique sont souvent des aquariums ouverts, sans galerie couvrant le bac et réduisant partiellement les échanges gazeux en surface. Ces échanges gazeux en surface, sans galerie d’éclairage, sont alors optimaux et le gaz carbonique a tendance à s’équilibrer avec le taux de l’air atmosphérique. Il est alors utile d’employer un kit CO2.

L’ENTRETIEN

Question entretien, aux tâches classiques (changement d’eau, lavage des vitres) s’ajoutent quelques opérations délicates, dont la taille des plantes. Ce travail minutieux demande patience et doigté. Il s’effectue à l’aide de pinces métalliques inoxydables et de ciseaux de précision. L’art du bonzaï en version aquatique...

Pour terminer, sachez qu’il n’y a pas à proprement parler de règles strictes présidant à la conception d’un hardscape, le mieux étant de faire de multiples essais en déplaçant pierres et racines et en se laissant porter par ses impressions visuelles. Vous pouvez, bien entendu, vous aider de photos de décors aquatiques qu’on trouve en abondance sur le Web en vous demandant pourquoi le hardscape « fonctionne » dans certains cas et semble artificiel dans d’autres. Deux points toutefois à ne pas négliger : le choix des matériaux en eux-mêmes est capital (l’aquascapeur cherchera toujours l’élément présentant la texture la moins « lisse » comme une pierre pleine d’aspérités ou une racine particulièrement veinée) et il est important d’anticiper la pousse des plantes lorsque l’on crée le hardscape, car le but est en général que ce dernier reste visible et non que cette jolie petite pierre à l’avant-plan disparaisse en quelques semaines sous le tapis d’herbes.

Sources : deco.fr, aquaportail.com, aquascape-boutique.fr

 

L’aquascaping, vous connaissez ? C’est l’art et la manière de créer un décor le plus esthétique possible dans un aquarium à partir d’éléments naturels : plantes, roches, sable sont disposés pour amener une émotion chez l’aquariophile ou le spectateur du paysage aquatique. L’aquascaping ne se limite pas à la reproduction en miniature d’un paysage terrestre dans un bac. Les idées de décor (qu’on appelle « layout »), si elles sont bien souvent nées de la nature qui nous entoure, comme le synthétise Takashi Amano, grand maître en la matière, dans son slogan bien connu : « Apprendre de la nature pour recréer la nature », ne se limitent pas à de la simple imitation. Chaque aquascapeur peut (et doit ?) laisser libre cours à son imagination. Né en Asie dans les années 90, l’aquascaping s’inspire de la tradition zen. Déclinaisons aquatiques des jardins japonais, les compositions font la part belle aux lignes épurées et aux ambiances naturelles.

Plantes, bois, roches, sable, racines... Il existe une grande variété d’éléments que chacun peut agencer selon son goût. Sans obligation aucune : l’utilisation de plantes n’est pas impérative. Il est tout à fait possible de créer des décors composés exclusivement de roches et/ ou de bois. Quant aux poissons, ils ont aussi toute leur place même s’ils ne constituent plus les éléments principaux du décor. Quelques conseils…

LE BAC

Vous pouvez très bien démarrer avec un aquarium classique. Il suffit de choisir des plantes et des éléments de décor adaptés. Pas de taille imposée non plus : des grands bacs (plus de 400 litres) aux nano (à partir de 10 litres), l’aquascaping peut se pratiquer à toutes les échelles. Optez de préférence pour un bac relativement large pour augmenter la surface de plantation et faciliter la création d’une impression de profondeur visuelle dans le décor. Préférez également des bacs relativement bas car il n’est jamais facile d’occuper la hauteur d’un aquarium et le décor apparaît alors comme « tassé » au fond alors qu’un grand espace vide le surplombe. Et sachez que si vous devenez une « mordue » d’aquascaping, vous vous tournerez assez vite vers du « sur mesure », pour des raisons de format et d’équipement.

LES PLANTES

Une fois l’aquarium choisi, il faut bien réfléchir à l’agencement des plantes, penser à leur vitesse de croissance et à leurs besoins, notamment en éclairage. Il existe tout un panel de matériel spécialisé : fertilisants spécifiques et diffuseurs de CO2 qui contribuent à la bonne santé des végétaux, éclairages intenses indispensables à la pousse de certaines plantes exigeantes, sans oublier les éléments de décor qui doivent être originaux et d’aspect naturel. Pensez que le choix des plantes est dépendant de la taille du bac. On réserve en général les plantes à grandes feuilles (nymphéa, la plupart des Echinodorus, Hygrophila corymbosa...) aux grands aquariums, pour se limiter dans les plus petits aux plantes à feuillage plus réduit (Rotala sp. Green, Hemianthus micranthemoides ou callitrichoides...). Évitez l’erreur classique qui consiste à choisir les plantes que vous trouvez les plus belles... pour vous demander ensuite comment les intégrer à votre décor. Imaginez d’abord votre paysage (au besoin faites des croquis) et choisissez ensuite les plantes en fonction de l’aspect que vous cherchez pour tel ou tel bosquet. Il ne suffit pas qu’une plante soit belle en elle-même, il faut avant tout qu’elle s’intègre au paysage et, bien sûr, les plantes les plus spectaculaires sont les plus difficiles à intégrer.

LE DÉCOR

Là aussi, la taille de l’aquarium est prépondérante. Des décors trop imposants rétrécissent visuellement l’effet et donnent une sensation d’étouffement, trop petits, ils passent vite inaperçus. Par exemple, pour meubler une cuve un peu trop haute, on utilise de préférence des racines et non des pierres, les premières étant plus élancées et aériennes. Pour que le spectateur apprécie un décor, il faut que l’oeil trouve où se poser. Il est donc important de créer un ou deux points focaux dans le layout. Ces points focaux peuvent être de nature très diverse : une plante colorée, une roche ou une racine, un espace vide qui attire l’oeil ou même une zone sombre pleine de mystère. Le placement des points focaux est capital. Il convient par exemple de ne pas les placer trop près des côtés de l’aquarium sous peine d’aboutir à un décor déséquilibré et donc manquant d’harmonie. Centrer parfaitement un point focal est un parti pris qui est parfois utilisé, mais on préfère en général le décaler un peu (la règle du nombre d’or est alors très souvent utilisée), ce qui donne au paysage une apparence plus naturelle. La profondeur visuelle du décor et son relief sont souvent ce qui donne charme et harmonie à un paysage aquatique. Si le relief est facile à créer en jouant sur les hauteurs de plantes des différents plans (premier plan/arrière-plan), il existe quelques petits trucs pour donner une impression de profondeur, même dans des aquariums qui ne sont pas toujours très larges : éviter la linéarité dans la plantation et dans la plage de sable à l’avant s’il y en a une, créer une (ou plusieurs) trouée(s) dans le décor, des sortes de sentiers partant de l’avant pour aller se perdre en oblique vers le fond de l’aquarium, à l’inverse placer des éléments du reste du décor, très proches de la vitre avant, ou encore essayer de recréer dans le bac la perspective d’un paysage très vaste en plaçant de grosses pierres à l’avant et des petites à l’arrière (ce qui est loin apparaissant bien entendu plus petit) ou des plantes à larges feuilles à l’avant et d’autres à petites feuilles en arrière-plan.

L’ÉCLAIRAGE

Il est fréquent que les aquascapeurs sur-éclairent leurs aquariums, mais cela découle d’une raison simple : il faut éclairer, parfois puissamment, les plantes gazonnantes qui se trouvent au fond de l’aquarium. Ces plantes au niveau substrat, les plus profondes, n’exigent pas forcément plus de lumière pour la photosynthèse que d’autres espèces, mais leur situation dans la couche d’eau demande plus d’intensité lumineuse au-dessus de la surface pour parvenir jusqu’au fond.

LE CO2

Les aquariums accueillant un paysage aquatique sont souvent des aquariums ouverts, sans galerie couvrant le bac et réduisant partiellement les échanges gazeux en surface. Ces échanges gazeux en surface, sans galerie d’éclairage, sont alors optimaux et le gaz carbonique a tendance à s’équilibrer avec le taux de l’air atmosphérique. Il est alors utile d’employer un kit CO2.

L’ENTRETIEN

Question entretien, aux tâches classiques (changement d’eau, lavage des vitres) s’ajoutent quelques opérations délicates, dont la taille des plantes. Ce travail minutieux demande patience et doigté. Il s’effectue à l’aide de pinces métalliques inoxydables et de ciseaux de précision. L’art du bonzaï en version aquatique...

Pour terminer, sachez qu’il n’y a pas à proprement parler de règles strictes présidant à la conception d’un hardscape, le mieux étant de faire de multiples essais en déplaçant pierres et racines et en se laissant porter par ses impressions visuelles. Vous pouvez, bien entendu, vous aider de photos de décors aquatiques qu’on trouve en abondance sur le Web en vous demandant pourquoi le hardscape « fonctionne » dans certains cas et semble artificiel dans d’autres. Deux points toutefois à ne pas négliger : le choix des matériaux en eux-mêmes est capital (l’aquascapeur cherchera toujours l’élément présentant la texture la moins « lisse » comme une pierre pleine d’aspérités ou une racine particulièrement veinée) et il est important d’anticiper la pousse des plantes lorsque l’on crée le hardscape, car le but est en général que ce dernier reste visible et non que cette jolie petite pierre à l’avant-plan disparaisse en quelques semaines sous le tapis d’herbes.

Sources : deco.fr, aquaportail.com, aquascape-boutique.fr

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