Dossier : STOP aux complexes

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Siliconées, botoxées, retouchées… les stars sont vraiment dures avec nous ! difficile de se comparer à ces divas sans âge qui nous renvoient des images de perfection qu’on ne peut espérer atteindre. Heureusement, la tendance est en train de s’inverser et le naturel revient au galop.

 «Depuis quelque temps, je pense sérieusement à me faire refaire les seins », lâche Audrey. La belle brune a pourtant de quoi faire pas mal d’envieuses. Sa copine Pauline, elle, a sauté le pas il y a quelques mois. « Parce qu’une fois le soutien-gorge enlevé, les seins qui tombent, je ne supportais plus », confie-t-elle. Attablées à la terrasse d’un café du centre-ville de Nouméa, les amies s’amusent à décortiquer leurs “ défauts ” physiques. Rides, peau flasque sous les aisselles, culotte de cheval, vergetures, fesses ramollies, peau d’orange, etc. Tout y passe et aucun détail n’échappe à leur jugement, qu’on n’hésite pas à trouver plutôt sévère. En les observant, on se demande en effet ce que peuvent vraiment se reprocher ces deux quadragénaires, plutôt bien faites. Mais comme dit si bien le dicton, il n’est souvent pire juge que soi-même.

En 2013, un sondage IFOP sur les complexes des femmes, réalisé en Métropole, révélait que 69 % des femmes interrogées auraient bien changé quelque chose à leur physique. Et contrairement aux idées reçues, les complexes n’augmenteraient pas forcément avec l’âge. Toujours selon le même sondage, les moins de 25 ans seraient 81 % à exprimer le désir de modifier leur apparence.

Sur le Caillou, aucun sondage de ce type n’a encore été réalisé. Mais quand on pense aux plages – et qui dit plage, dit maillot de bain – aux bars branchés de la Baie-des-Citrons ou à l’ambiance presque jet-set de certains coins de la capitale nouméenne, on se demande pourquoi les femmes seraient moins complexées ici qu’ailleurs. D’après les pages jaunes, on ne dénombre pas moins de 62 instituts de beauté à Nouméa, ce qui donne déjà une petite idée de l’importance accordée à l’apparence physique pour une bonne partie des Calédoniennes.

LE DIKTAT DE L’ÉTERNELLE JEUNESSE SÉVIT MÊME SUR LE CAILLOU

« En Nouvelle-Calédonie, pour illustrer la plupart des campagnes, on cherche plutôt la femme passe-partout, qui puisse représenter un maximum d’ethnies », tempère toutefois un publicitaire de la place. « Ce qui est important dans la publicité calédonienne, c’est d’avoir des gens représentatifs du pays ; les mensurations ne sont pas primordiales, c’est le côté “ United Colors of Benetton ” qui compte surtout. À part pour certaines publicités précises, on n’utilise pas forcément des femmes dites parfaites. »

La publicité locale nous aiderait-elle donc à décomplexer, en mettant l’accent sur des femmes que l’on croise au quotidien ? Pas si sûr. L’encart dans lequel on pourra voir une femme d’âge bien mûr, ou avec plusieurs kilos en trop, poser pour une grande marque, se fait encore attendre. « C’est vrai que pour être vendeur, il faut que les femmes puissent se dire : “ si j’achète ça, je peux potentiellement ressembler à la femme que je vois sur cette photo ”, admet le publicitaire. Et là, on entre dans les critères actuels, définis par la mode internationale. » Car les canons de beauté dictés en Europe sévissent aussi en Calédonie. « Quand les femmes voient des icônes de la musique, du cinéma ou de la mode qu’elles ont connues jeunes et qui restent encore jeunes vingt ou trente ans plus tard, cela crée des frustrations. Les femmes se disent : “ Si elles restent jeunes, alors pourquoi pas nous ?  »

Le diktat de la jeunesse éternelle sévit donc aussi à l’ombre des cocotiers. Comme presque partout, quand on est une femme, il vaut mieux être jeune, mince, belle, avoir un sourire ultra-bright, les cheveux brillants et une peau de bébé.


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L’AVIS DE LA COACH :

POUR DÉCOMPLEXER, IL FAUT S’AUTORISER À COMPLEXER

L’AVIS DE LA COACH : “POUR DÉCOMPLEXER, IL FAUT S’AUTORISER À COMPLEXER”Laëtitia Justinien, coach en développement personnel à Nouméa, rejette l’idée selon laquelle il faut “arrêter de complexer”. « C’est comme un commandement qui dirait : complexer, ce n’est pas bien. On est dans la culpabilisation. La femme se sent coupable de complexer. »

Pour la coach, le “stop aux complexes” n’est pas admissible. « On a le droit d’avoir des complexes, on doit s’autoriser à en avoir, à les ressentir. Tant qu’on ne les accepte pas, il n’y a pas de prise de conscience. » Et sans prise de conscience, les complexes restent là, et leurs causes avec. « Quand on travaille en coaching, on est d’abord dans l’écoute, puis dans l’acceptation du ressenti de la personne, quel qu’il soit. C’est seulement après l’acceptation des complexes que vient la phase d’innovation, de changement, quand on amène la personne à régler les problèmes qui l’empêchent d’être épanouie. »

À l’origine des complexes, on retrouve souvent une manière de penser conditionnée par l’environnement. « Les femmes ont des freins, des croyances, qui les empêchent de penser autrement, de croire par exemple qu’on peut être grosse et attirante, ou âgée et séduisante. » Pour Laëtitia, le premier pas est de décomplexer de ses complexes. « Quelqu’un qui affirme n’avoir aucun problème, aucun complexe, ça n’existe pas. Cela signifie que la personne est dans le déni, qu’elle refoule », assure la coach. « C’est bon signe d’avoir des complexes. Quand on les reconnaît, c’est qu’on commence déjà à les assumer. »

DES IMAGES BIEN ÉLOIGNÉES DE LA FEMME « NORMALE »

Sur les podiums de mode de la planète, toutes les filles se ressemblent : la vingtaine à peine, profil androgyne et fluet, teint souvent diaphane. Le vêtement doit être fluide et le corps disparaître au profit de ce dernier, dixit les stylistes. Inutile de dire que “ madame tout le monde ” a bien du mal à reconnaître sa silhouette dans ce discours. Même les politiques ne facilitent pas le retour aux femmes “ normales ” dans les magazines. Le 18 mars dernier, la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale a ainsi rejeté un amendement au projet de loi santé, qui devait interdire le recours à des mannequins trop maigres ou anorexiques. Pour de nombreux députés, une telle interdiction introduirait une discrimination à l’embauche.

De toute façon, même si un modèle arrivait à avoir quelques légers bourrelets, ces derniers seraient vite gommés virtuellement. Idem pour les rides, le grain de peau pas assez fin ou tout autre détail banni par la mode. Aujourd’hui, une photo ne veut plus dire grand- chose. On n’est en effet jamais sûres que celle-ci n’a pas été retouchée et que la personne ressemble réellement à ce que l’on voit. À soixante ans, une Sharon Stone qui en paraît toujours trente-cinq à peine tassés, on n’est pas dupes !

LE RETOUR DES « VRAIES » FEMMES DANS LA PUBLICITÉ ET LES MÉDIAS

Mais si le logiciel Photoshop a la vie dure, un nouveau phénomène, qui prend lentement de l’ampleur, est peut-être en train de lui faire vivre ses dernières heures. Quelques personnalités n’hésitent plus à faire diffuser leurs photos sans retouche dans les médias, afin de se montrer telles qu’elles sont dans la vraie vie. Dernière en date à avoir fait beaucoup de bruit sur la Toile : Cindy Crawford avec son ventre mou et strié de vergetures. L’image était plutôt déroutante et franchement peu flatteuse pour l’ancien top, mais elle avait le mérite d’être honnête. Tellement honnête qu’on n’a pas hésité une seconde à la juger authentique. Il faut dire que d’ordinaire, les photos de mannequins dans les magazines de mode, même non retouchées, restent quand même plutôt glamour et peu propices à nous décomplexer. La vue d’un mannequin sans une ride ni un bourrelet, au grain de peau parfait, ne nous fait plus forcément rêver. Au contraire, il souffle un vent de ras-le-bol sur la planète féminine. On aimerait lâcher la soupape, qu’on nous fiche la paix avec nos seins qui pendouillent, notre fessier qui s’affaisse, les soi-disant “ cartes fluviales ” qui sillonnent nos poitrines, nos ventres ou nos cuisses, nos peaux qu’on finit par trouver flétries ou notre cheveu un peu terne.

Winnie Harlow, atteinte de vitilego, pose pour la marque Desigual.
Winnie Harlow, atteinte de vitilego, pose pour la marque Desigual.

BLANCHE-NEIGE S‘ENGAGE CONTRE L‘ANOREXIE

L’artiste Saint Hoax, qui s’est fait un nom pour avoir déjà détourné plusieurs personnages de Walt Disney, a choisi cette fois de dénoncer l’anorexie. Dans sa nouvelle série de détournements, qui répond au slogan « Ne laissez pas l’anorexie vous dévorer », la princesse Jasmine a les côtes et les clavicules saillantes, et Blanche-Neige fait franchement peur.

BLANCHE-NEIGE S‘ENGAGE CONTRE L‘ANOREXIE PRINCESSE JASMINE S‘ENGAGE CONTRE L‘ANOREXIE

ON ASSUME LES COMPLEXES

On assume les complexes ...Certaines marques ont bien compris le potentiel qu’il y a à utiliser des modèles répondant à des canons de beauté différents. En 2006, la marque Dove, précurseur en la matière, avait lancé la campagne “ Real Beauty ”, dont le but était de montrer des femmes de tous les jours, utilisant ses produits. Céline, une Française de 36 ans, avait participé à une série de publicités pour la marque, en sous-vêtements de couleur. « J’habitais à Berlin à l’époque et l’agence de casting qui travaillait pour Dove était chargée de recruter en Allemagne une fille blonde “normale” », explique Céline, qui avait été démarchée dans son club de fitness. « Il paraît que la fille blonde naturelle est une espèce en voie de disparition », s’amuse-t-elle. Le résultat de la campagne : des femmes avec des formes, simples et sympas, sans prétention. Une véritable provocation par rapport aux codes publicitaires traditionnels. Des femmes qu’on aime bien et qui ne nous donnent pas envie de les détester, ni de se détester soi-même parce qu’on ne leur ressemble pas.

D’autres marques ont suivi depuis. Pour ne citer que deux exemples : en 2012, la marque de vêtements American Apparel mettait en vedette une femme d’âge mûr et aux cheveux gris, et cette année, JD Williams présentait sa campagne “ Over fifty shades of grey ”, dans laquelle des femmes de plus de cinquante ans s’affichent en sous- vêtements.

On assume les complexes ...Ce genre de publicités représente une petite bouffée d’oxygène dans l’univers cruellement formaté de la beauté calibrée. À force d’être matraquées avec des images de plus en plus déconnectées de la réalité, mais qui nous poussent à courir les salons de beauté et les tapis de gym pour essayer de s’en rapprocher, nombreuses sont celles qui ont oublié qu’une des clés de la beauté est d’abord de s’accepter telle que l’on est. On n’ira pas forcément jusqu’à poster un selfie de nous avec le cheveu en bataille et les yeux encore collés au réveil, comme les stars. Mais on peut déjà commencer par lâcher prise avec tout ce fatras de contraintes qu’on s’impose pour ressembler à la « femme parfaite » qui, de toute façon, n’existe pas, et cultiver l’amour et l’estime de soi comme nouveaux mantras. Dans les années 60, Audrey Hepburn avait déjà tout compris quand elle disait que « les filles heureuses sont les plus jolies ».

EXTENSION DU PÉNIS

EXTENSION DU PÉNIS

Nous avons toutes entendu parler de la polémique autour des photos retouchées de l’ancien président Nicolas Sarkozy, apparu en maillot de bain lors de vacances en Égypte au début de son mandat, aux côtés de sa chère et tendre Carla. Dans certaines publications, les bourrelets du président avaient tout bonnement disparu. La gent masculine n’est pas épargnée par le syndrome du complexe. Photo-rajeunissement, laser, épilations du torse et autres parties du corps, les hommes ne sont pas en reste. Mesdames, qui souffrez du diktat de la poitrine avantageuse et ferme, sachez que certains mâles vont plus loin encore, allant jusqu’à se faire… allonger ou grossir le pénis ! Selon les statistiques publiées l’année passée par la Société internationale de chirurgie esthétique et plastique (International Society of Aesthetic Plastic Surgery), 15 414 actes de chirurgie d’allongement ou d’élargissement de la verge auraient ainsi été réalisés dans le monde en 2013.

Celles qui nous complexent quand même

Depuis quelque temps, stars, tops et anciennes tops font parler d’elles sur la Toile en posant sans fard ni artifice. Au mois de septembre 2009, les anciennes top models Helena Christensen, Claudia Schiffer et Cindy Crawford avaient ouvert le bal en acceptant de poser sans maquillage pour le magazine Harper’s Bazaar. Kate Moss, à la veille de ses 41 ans, a posé devant les objectifs de Peter Lindbergh pour le magazine Vogue. Même sans maquillage, elle reste plutôt pas mal. On aime l’idée, mais nous, sans maquillage, on sent bien que ça ne donne pas tout à fait la même chose… Au mois de février, le mannequin star Petra Nemcova postait une photo d’elle via le Vogue britannique pour une campagne de lingerie. Sur le photomontage, on la voit à gauche non retouchée, et à droite après retouches. Franchement, on a du mal à voir la différence. Sous couvert de nous ôter nos complexes, elle nous en file plutôt de nouveaux…


Lady GagaCelle qu’on peut éviter

Poster sur les réseaux sociaux est une façon d’être, certes, plus proche du public, mais pas toujours réussie. En 2012, l’excentrique Lady Gaga n’avait pas hésité à s’afficher en maillot de bain sur son compte Facebook, après avoir pris onze kilos. On veut bien du naturel, mais au niveau du cadrage de la photo, il y a des limites…

complexes15Celle qui nous décomplexe vraiment

Il y a quelques semaines, une photo choc de Cindy Crawford a fait le buzz sur la Toile et les réseaux sociaux. La veille de la Saint-Valentin, Twitter s’est enflammé avec la publication d’une photo de l’ancien top model, non retouchée. Agée aujourd’hui de 48 ans et mère de deux enfants, Cindy exhibe un ventre plutôt flasque et des vergetures bien apparentes. Le cliché a été publié dans le magazine Marie Claire US du mois d’avril, aux côtés d’images d’anciens mannequins qui avaient accepté d’être montrées au naturel, sans rien cacher de leur âge ni de leur corps. « À tout âge, il est important d’être bien dans sa peau. C’est ce qui fait que vous êtes attirante et sexy, c’est ce qui vous donne confiance en vous car c’est ce que voient les gens », avait expliqué Cindy Crawford.


LES HOMMES STRESSÉS PRÉFÈRENT LES RONDESLES HOMMES STRESSÉS PRÉFÈRENT LES RONDES

C’est la conclusion d’une étude réalisée par deux chercheurs anglais de l’Université de Newcastle et publiée dans le journal Plos One. Le stress étant l’un des fléaux endémiques du moment, les kilos auraient donc la cote auprès de ces messieurs. Finis le régime sans sel, la soupe comme menu unique, les céréales allégées et les yaourts minceur ! Pour détendre Alphonse, il suffirait désormais de fesses bien en chair, là où il faut.

24 HEURES DE LA VIE D’UNE FEMME PARFAITE «NATURELLEMENT»

On n’a pas toutes envie de passer au scalpel. Et quand on fait partie de celles qui tournent de l’oeil à la vue d’une simple aiguille, l’injection de toxine botulique (plus communément appelé Botox), sans façon. La solution : être une femme au naturel et sans complexes. Enfin, presque…

On attaque dès le réveil avec un jus de citron. À jeun bien sûr. On a lu que ça décrasse les intestins et permet d’avoir un joli teint. On enchaîne avec une cuillère d’huile d’olive – toujours à jeun – histoire d’activer le transit et d’éviter les maudits ballonnements. Au menu du petit-déjeuner, un yaourt 0 %, une tranche de biscotte complète, et la sacro-sainte tasse de thé, agrémentée d’un zeste de stevia. Avant de partir travailler et après une série de cinquante abdos (oui, on se lève très tôt !), une demi-heure de course à pied. En survêtement bien isolant, K-way si possible. Surtout en période de canicule.

Sous la douche, gommage exfoliant avec gant de crin pour activer la circulation sanguine et diminuer l’effet peau d’orange. On a la peau écarlate et le derrière en feu, mais on tient bon. Pour éviter que nos seins commencent à dire bonjour au nombril (on devient vite Marseillaise quand on s’observe), on pratique la recette de mamie : cent inspirations et expirations ventrales, brèves et forcées. Il paraît que ça aide à garder les seins fermes jusqu’à un âge avancé. Entre deux demi-journées de travail, et avant la pause déjeuner, on se prend une petite demi-heure, direction l’esthéticienne pour un maillot intégral. Personnellement, le ticket de métro nous paraissait amplement suffisant, mais zéro poil, c’est plus tendance. Le midi, on déjeune dehors. Pas évident quand on veut garder la ligne, mais on tient à maintenir une vie sociale. L’éternelle salade est souvent la solution de secours (enfin, quand il y en a, parce qu’au prix de celle-ci en Nouvelle-Calédonie, ça devient parfois mission impossible). On se garde de lever la main trop haut quand on appelle le serveur pour demander un café, histoire d’éviter la peau du bras qui pendouille.

Le soir, après des haricots verts bouillis agrémentés d’une pointe de beurre allégé, un peu de gymnastique faciale pour tenter de gommer pattes d’oie et autres rides. Après une demi-heure de grimaces en tout genre, on termine la journée en contractant le fessier à chaque inspiration, pendant qu’on se brosse les dents. C’est le secret des Brésiliennes pour avoir la fesse galbée. Enfin, celles qui ne sont pas siliconées du derrière bien sûr.

Avant de rejoindre enfin Morphée, on prend soin de s’enduire les cuisses de crème spéciale vergetures sans parabène, qu’on enroule ensuite de papier cellophane. Qui ne tente rien…

Parfois, après une journée-marathon de ce genre, à la recherche de l’idéal qui sommeille en nous, on se dit alors que même si on arrive à gommer une vergeture ou à retendre une micro-ride, ça n’empêchera pas Alphonse d’aller reluquer les minettes de vingt ou trente ans de moins, au popotin et aux seins surélevés. Devenir aigrie serait-il un dommage collatéral potentiel de la femme parfaite ?

Et si on essayait d’être simplement naturelle, pour changer ?



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