Le diabète gestationnel, une maladie aux grandes conséquences

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Le 14 novembre, c’est la Journée mondiale du diabète. En Nouvelle-Calédonie, l’obésité, et le diabète, sont des causes de santé publique. Dont le diabète gestationnel, une forme de la maladie qui ne concerne que la femme enceinte. Explications.

 

«La Nouvelle-Calédonie est tellement touchée par le diabète gestationnel que le dépistage est systématique », souligne Dominique Megraoua, médecin responsable de l’Agence sanitaire et sociale de Nouvelle-Calédonie. Entre 15 et 20% des femmes développent un diabète gestationnel. Le dépistage se réalise en deux temps : une première fois durant le premier trimestre de grossesse avec une glycémie à jeun. Ce dépistage permet de détecter un diabète préexistant mais ignoré. Puis une seconde fois, entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée, en ingérant 75 grammes de glucose. Changer les habitudes Si un diabète gestationnel est dépisté, les risques pour la mère et l’enfant sont réels : bébé trop gros et donc difficultés à accoucher, fatigue pour la mère, tension artérielle, accouchement prématuré, malaise hypoglycémique pour le bébé à la naissance. Enfin, 60% des femmes ayant eu un diabète gestationnel risquent de développer le diabète dans les dix années qui suivent. Mais pas de panique ! Un traitement existe ! « Comme le pancréas n’arrive pas à gérer le sucre dans le corps avec trois repas par jour, nous proposons de changer le rythme des repas : trois petits repas accompagnés de deux collations au long de la journée, et chasser les sucres à index glycémique élevé en excès de ses habitudes alimentaires », détaille Dominique Megraoua. Lorsque le diabète gestationnel est dépisté, la maman a quinze jours pour modifier ses habitudes alimentaires et voir les premiers résultats. Si cela ne fonctionne pas, il faudra alors avoir recours à de l’insuline en injection une à quatre fois par jour. « Mais si l’on peut éviter une prise de médicament, on évite », insiste Dominique Megraoua. « Les Calédoniens connaissent le diabète, donc, quand on annonce à une femme enceinte qu’elle a un diabète gestationnel, elle s’inquiète beaucoup, surtout pour son bébé. Elle fait donc très attention, et neuf fois sur dix, nous n’avons pas besoin de recourir à l’insuline », raconte Nelly Beuchée, sage-femme à l’ASSNC.

Le bébé arrive, le diabète part

Dès que le bébé naît, le diabète s’arrête. « Mais la faiblesse reste. La femme est désormais malade chronique, cela nécessite un test quatre mois après l’accouchement et un dépistage une fois par an », précise Dominique Megraoua. Une femme mince peut avoir un diabète gestationnel. Mais si elle ne veut pas développer un diabète dans les années à venir, elle se doit de garder la ligne, et perdre le poids pris durant la grossesse. Elle devra maintenir une activité physique, et évacuer les sucres rapides : gâteaux, chocolat, bonbons, miel… Il est également important d’avoir un médecin de famille, qui connaitra les antécédents. Mais finalement, pour rester en bonne santé en toute circonstance, l’idéal est toujours de faire du sport et de manger équilibré.



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