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Stéphanie Philippe (Pro Jardin)

Stéphanie Philippe (Pro Jardin)

Des plantes dépolluantes pour chaque pièce

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Vous ne le savez peut-être pas mais l’air ambiant de la maison est bien plus pollué que l’air extérieur. Pour traiter ce problème, une solution naturelle consiste à répartir quelques plantes bien choisies dans les pièces de l’habitation. Les conseils de Stéphanie Philippe, responsable commerciale chez Pro Jardin.

 

Les Nouvelles : Cette histoire n’est pas nouvelle mais pas encore assez connue du grand public. Il serait démontré que l’air à l’intérieur d’une maison serait plus pollué qu’à l’extérieur ?

Stéphanie Philippe : Effectivement, il faut savoir que l’air de la maison peut être de 2 à 100 fois plus pollué que l’air extérieur, avec notamment de nombreux COV (composants organiques volatils) toxiques émis par des revêtements ou des produits d’usage courant qui se diffusent dans l’air intérieur.

LNC : Alors pourquoi faire appel à des plantes pour décontaminer l’air ambiant de nos maisons ?

S.P. : Un certain nombre de plantes possèdent des propriétés dépolluantes. Le principe de cette dépollution, qu’on nomme aussi « bioépuration », consiste en l’échange gazeux entre les plantes et leur environnement. Les substances polluantes de l’air sont absorbées par les feuilles des plantes qui, en retour, émettent de la vapeur d’eau. Ce mécanisme appelé « transpiration » améliore ainsi le taux d’humidité intérieur ainsi que le taux d’oxygène. Chaque plante a ses propres qualités et peut donc être choisie à bon escient en fonction du type de pollution que l’on souhaite contrecarrer dans une pièce.

LNC : Combien de plantes faut-il installer dans la maison pour obtenir une dépollution efficace ?

S.P. : On estime qu’une plante est capable de dépolluer 10 m2. Les ménagères seront contentes, les plantes ont également un effet bénéfique car leurs feuilles fixent la poussière. Celle-ci n’ira plus se répandre sur les murs. Un nettoyage rapide des feuilles et le tour est joué.

LNC : Mais, on dit souvent qu’il ne faut pas mettre de plantes dans certaines pièces de la maison comme les chambres. Est-ce vrai et pourquoi ?

S.P. : Ce n’est pas exact. Les plantes dépolluantes peuvent être installées dans toutes les pièces y compris les chambres car elles produisent bien plus d’oxygène le jour qu’elles ne rejettent de gaz carbonique la nuit.

Anthurium
Anthurium

Quelques références parmi les végétaux effcaces

Toutes les plantes présentées sont disponibles chez les pépiniéristes de la place.

Cactus cierge

Le cactus cierge Cereus peruvianus (Pérou) est l’ami des pièces contenant un téléviseur, un ordinateur, de l’électroménager : il réduit à lui seul les effets nocifs de ces appareils en supprimant les ondes électromagnétiques néfastes. Un petit spécimen posé à côté de son poste de travail fera très bien l’affaire. D’autres plantes grasses sont de bons compagnons pour le bureau. Ne réclamant que très peu d’entretien, un arrosage par mois environ suffi ra. Pièces préconisées : bureau, cuisine, séjour.

Pothos

Appartenant à la famille des aracées, le pothos est une plante originellement aérienne. Son feuillage est généralement panaché de vert et de blanc. Il ne faut pas l’exposer directement au soleil, et l’arrosage sera modéré. Quels polluants traite-t-il ? : benzène, formaldéhyde, monoxyde de carbone et toluène. Pièces préconisées : bureau, cuisine, séjour, salle de bains.

L’aloès

Auparavant rattaché à la famille des aloéacées et des liliacées, l’aloès est désormais rattaché à la famille des Asphodelaceae. Ses besoins en lumière sont importants mais l’arrosage sera modéré. Il absorbe le formaldéhyde. Pièces préconisées : bureau, séjour.

Gerbera

Appartenant à la famille des astéracées, le gerbera est cultivé pour la beauté de ses fl eurs qui peuvent avoir un diamètre de 15 cm. En pot, le gerbera atteindra une hauteur d’une quarantaine de centimètres. Il capte le benzène, le formaldéhyde, le toluène et le trichloréthylène. Besoins en lumière élevés sauf en été où il doit être placé dans un endroit semi-ombragé. Arrosage fréquent en prenant soin de toujours conserver le terreau humide. Pièces préconisées : bureau, chambre, cuisine et séjour.

Dracaena (dragonnier, arbre du bonheur)

Appartenant à la famille des agavacées, le Dracaena fragrans, communément appelé dragonnier, varie entre 80 cm et 2 m de hauteur. Il se distingue par son feuillage vert clair et jaune dont les feuilles sont longues et larges. Il absorbe le formaldéhyde. Ses besoins en lumière sont faibles même s’il aime la chaleur. L’arrosage sera modéré en veillant à conserver le substrat peu humide. Pièce préconisée : chambre.

Philodendron

Appartenant à la famille des aracées, le philodendron a une croissance généralement rapide. Les espèces grimpantes peuvent atteindre une hauteur de plus de 2 m lorsqu’elles sont tutorées. Important : la sève est toxique et provoque des brûlures douloureuses si elle est ingérée. Il a une action dépolluante sur le formaldéhyde et le pentachlorophénol (herbicides, insecticides, fi bres textiles). Ses besoins en lumière sont faibles et l’arrosage sera modéré. En été, veillez à ce que le substrat reste bien humide. Convient pour toutes les pièces.

Aglaonema

D’une hauteur variant de 20 à 100 cm et d’un diamètre de 30 à 40 cm, l’aglaonema appartient à la famille des aracées. Elle a de faibles besoins en lumière et l’arrosage sera modéré. Elle traite le benzène et le formaldéhyde. Convient pour le bureau, le séjour et la salle de bains.

Anthurium (flamant rose)

De la famille des aracées, l’anthurium varie de 30 à 60 cm de haut, avec de grandes feuilles d’une vingtaine de centimètres. Attention : la sève et les jeunes feuilles sont toxiques par ingestion ou par contact. La plante absorbe l’ammoniac, le formaldéhyde, le monoxyde de carbone et le xylène. Aimant la chaleur, l’anthurium a besoin d’un minimum de lumière et d’un arrosage abondant. Convient à la cuisine et à la salle de bains.

Cactus cierge Aloès

Philodendron Gerbera



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