Et si une Nouméenne était choisie pour reconstruire Notre-Dame de Paris ?

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Imaginez Notre-Dame de Paris dotée d’une flèche et d’une toiture entièrement en verre et accessibles aux visiteurs. C’est la proposition d’Eva Le Peutrec, architecte installée à Nouméa.

 Lorsque j’ai vu Notre-Dame de Paris en feu, ces images ont été pour moi aussi fortes que celles du 11-Septembre. Elles sont restées imprimées.

 

 

La Cathédrale vue de face

La Cathédrale vue de face

La Cathédrale vue du haut

La Cathédrale vue du haut

  • La Cathédrale vue de face
  • La Cathédrale vue du haut
  • La Cathédrale vue de face

  • La Cathédrale vue du haut

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  • La Cathédrale vue du haut

 

La Nouméenne a alors imaginé une toiture entièrement en verre supportée par une structure métallique, avec une flèche en double « hélix », comprenez en spirale, qui représente à la fois l’ADN humain et la connexion entre le ciel et la terre. « J’ai voulu recréer une nouvelle flèche qui respecte la géométrie sacrée de la cathédrale et qui apportera plus de lumière dans l’édifice, décrit Eva Le Peutrec. Il existe aussi du photovoltaïque complètement transparent. La toiture permettrait ainsi d’alimenter en énergie le bâtiment. »

 

 

La célèbre flèche de la Cathédrale

La célèbre flèche de la Cathédrale

Vue d'en bas de la flèche

Vue d'en bas de la flèche

  • La célèbre flèche de la Cathédrale
  • Vue d'en bas de la flèche
  • La célèbre flèche de la Cathédrale

  • Vue d'en bas de la flèche

  • La célèbre flèche de la Cathédrale
  • Vue d'en bas de la flèche

 

Autre innovation : l’ensemble de la structure en verre serait accessible aux visiteurs, leur offrant une vue imprenable sur la capitale. « Les voûtes qui ont résisté sont superbes. Ce n’est pas un plafond plat. Ce serait dommage de les cacher. D’où mon idée de créer une passerelle entre ces voûtes et la toiture. »

 

Le toit en verre vue du dessous

Le toit en verre vue du dessous

Les parois en verre de la toiture et de la flèche seraient recouvertes d'écritures du XIIème siècle.

Passerelle sous la toiture

Passerelle sous la toiture

Eva Le Peutrec a imaginé une passerelle fin de marcher entre la voûte du plafond et la future toiture

Passerelle

Passerelle

Passerelle

Passerelle

  • Le toit en verre vue du dessous
  • Passerelle sous la toiture
  • Passerelle
  • Passerelle
  • Le toit en verre vue du dessous

    Les parois en verre de la toiture et de la flèche seraient recouvertes d'écritures du XIIème siècle.

  • Passerelle sous la toiture

    Eva Le Peutrec a imaginé une passerelle fin de marcher entre la voûte du plafond et la future toiture

  • Passerelle

  • Passerelle

  • Le toit en verre vue du dessous
  • Passerelle sous la toiture
  • Passerelle
  • Passerelle

 

Un projet bien loin des partisans d’une reconstruction à l’identique. Sujet qui fait encore et toujours débat en Métropole ( A lire ici ). « La construction des cathédrales gothiques était quelque chose d’extrêmement moderne pour l’époque. Les bâtisseurs avaient utilisé des nouvelles technologies. Je pense donc qu’il faudrait qu’on ait ce même raisonnement actuellement, considère Eva Le Peutrec. L’architecture est un reflet de notre société. Ce ne sera de toute façon jamais identique à l’original. On ne retrouvera pas ce bois du XIIe siècle et les procédés de construction ont également changé. C’est un peu dommage de rester figé dans le passé. J’estime qu’on ne peut pas conserver une ville comme un musée. C’est un endroit qui vit et qui évolue avec son temps. »

Reste encore à convaincre la population et surtout les responsables du concours international d’architecture annoncé par le président de la République Emmanuel Macron. « J’espère que les Français seront ouverts d’esprit. Je pense qu’il faut prendre le temps de réfléchir à deux fois avant de se lancer. J’ai été choquée de voir des esquisses d’architectes cinq jours après le sinistre, confie la Nouméenne. Devant la tentation de certains de reconstruire à l’identique, ce n’est pas gagné d’avance. Mais je pense avoir mes chances s’ils optent pour un projet novateur. En tout cas, j’ai eu besoin de répondre à ce challenge, de montrer ma pensée et de créer le débat, une discussion sur l’architecture. C’est un domaine qui en a besoin. »

 

De Shanghai à Nouméa

De Shanghai à Nouméa

Née en 1980 à Horice, en République Tchèque, Eva Le Peutrec a fait ses premières armes à Shanghai, de 2005 à 2011, avant de s’installer à Nouméa. Elle a déjà cinq gratte-ciel à son actif, dont les Tiandu Towers hautes de 214 mètres, et continue de travailler à distance avec la Chine. Elle a également « designé » une nouvelle ville, Yuhang, pour 1 million d’habitants, actuellement en construction. « Mon but est d’avoir des projets dans le monde entier, mais aussi en Nouvelle-Calédonie où j’habite avec mes enfants. »

Polémique

Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe ont lancé une loi d’exception afin d’accélérer le chantier, avec un objectif de restauration en 5 ans. Sauf que la loi ne devrait pas être adoptée avant fin juillet. Une commission mixte paritaire a vite échoué à rapprocher les deux chambres (Parlement et Sénat), refusant toute précipitation. Mais « le débat de fond qui fait furie tourne surtout autour de la "reconstruction inventive" suggérée pour la flèche. Le président Macron se voit reprocher de vouloir imposer sa marque comme François Mitterrand avec la Pyramide du Louvre », indique l’AFP.

 

Retrouvez Eva Le Peutrec sur Facebook

 



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