L'inflammation

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L’inflammation est un processus naturel et vital qui permet au corps de se réparer et de se défendre contre des agressions extérieures grâce à la production de molécules pro-inflammatoires (cytokines, prostaglandines…). Ce phénomène doit normalement être ponctuel pour être efficace et éviter des effets secondaires.

 

Notre mode de vie actuel entraîne un état d’inflammation chronique, le corps tentant de se défendre contre les effets de la pollution, de la malnutrition, de la sédentarité, du stress, etc., entraînant un encrassage du corps ainsi que des douleurs, mais aussi parfois des pathologies dites de civilisation (diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires, fibromyalgie, cancer…). Cette inflammation chronique serait également à l’origine de certains troubles de l’humeur ou du comportement. Il est également à noter que les médicaments anti-inflammatoires peuvent entraîner non seulement des problèmes digestifs mais aussi une augmentation de l’acidité du corps et donc, à termes, de l’inflammation et ainsi des douleurs… c’est pourquoi il est préférable de ne les utiliser qu’en dernier recours et surtout avec parcimonie. Il sera alors nécessaire de procéder une fois le traitement terminé à un drainage, grâce à des plantes spécifiques, afin d’éliminer les acides. La bonne nouvelle, c’est que l’inflammation venant d’un mode de vie inapproprié, il suffit d’en changer !

Ainsi les règles de base de la naturopathie s’appliquent : manger mieux, s’hydrater correctement et suffisamment, et bouger !

WOK OU VAPEUR

Une alimentation anti-inflammatoire implique de réduire ou d’arrêter certains aliments, tels que les produits laitiers, les aliments raffinés (céréales, huiles, sucre, sel…), la viande rouge, la charcuterie… et de se tourner vers une alimentation vivante, c’est-à-dire essentiellement des végétaux crus. Si on les tolère mal, il est possible de commencer par consommer des jus de légumes d’origine biologique. On peut également faire des smoothies, en réduisant les légumes et les fruits crus en purée plus ou moins liquide, ce qui permet de casser les fibres et de les rendre ainsi plus digestes.

ACIDES GRAS OMÉGA 3

On peut aussi « décrudir » les aliments, c’est-à-dire les cuire très légèrement, au wok ou à la vapeur douce. On choisira plutôt des céréales (de préférence contenant peu ou pas de gluten : petit épeautre, avoine, sarrasin, quinoa, riz, maïs…) et du sucre complets, apportant fibres, minéraux et vitamines, des huiles vierges de première pression à froid (ces aliments provenant de l’agriculture biologique) et du sel non raffiné, pour les minéraux également. Les acides gras oméga 3 jouent également un rôle anti-inflammatoire considérable. Il est donc conseillé d’en augmenter les apports en consommant des noix et des graines qui en contiennent, telles que les noix de Grenoble, les graines de lin, de chia, de chanvre… On peut aussi utiliser de l’huile de colza vierge de première pression à froid pour les assaisonnements, et privilégier les petits poissons gras issus de l’éco-pêche (sardines, harengs, maquereaux…). Les épices ont également des vertus anti-infl ammatoires, surtout le curcuma qu’il faut associer à du poivre pour en décupler les effets, mais aussi le gingembre, le basilic, le romarin. Enfin, les aliments riches en antioxydants, en général, sont bénéfiques contre l’inflammation : les légumes verts, les fruits rouges, l’ananas, la papaye, les algues, etc, et aussi le thé vert. Il s’agit évidemment d’ajouter à cette réforme alimentaire une activité physique douce et modérée mais toutefois régulière. Les méthodes de relaxation et de méditation, les massages sont également favorables car ils permettent de réduire les tensions, source non négligeable d’inflammation.

CONTRE LES DOULEURS

L’argile en cataplasme permet d’absorber les toxines et ainsi de résorber l’inflammation. L’huile essentielle de gaulthérie, très appréciée des sportifs, peut également être utilisée en dilution dans une huile végétale, comme l’arnica par exemple. Le cassis peut être recommandé car il stimule la sécrétion d’hormones anti- inflammatoires. N’hésitez pas à consulter un praticien de santé qui saura vous diriger vers la méthode la plus appropriée à votre situation.



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