Se libérer d’un choc émotionnel et de nos héritages par la bio-thérapie

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La santé est un équilibre bien fragile. Si le stress que l'on connaît tous les jours est un facteur pouvant rompre cet équilibre à long terme, le choc émotionnel, pour sa part, est semblable à un cataclysme qui secoue tout l'organisme. Les dommages causés varient d'une personne à l'autre et plusieurs éléments doivent être pris en considération. Explications avec Jean Cardinale, psychopraticien bio-thérapeute, formé par Josée Chiappe, Marc Fréchet et A.A. Schützenberger.

En psychologie, le choc émotionnel résulte d'un évènement traumatisant qui submerge la faculté que possède un individu à faire face aux émotions qu'il ressent lorsque celui-ci survient. « Que ce soit une mauvaise nouvelle, le diagnostic d'une maladie, un accident, un licenciement, la perte d'un être cher. Nous sommes désemparés, démunis. Nous avons, à cet instant « t », besoin de comprendre et d'avoir des réponses », développe Jean Cardinale.

Les chocs émotionnels créent des déséquilibres physiologiques et psychologiques

Sans les émotions, la vie serait un film en noir et blanc. Nous ne pouvons pas toujours éviter les situations stressantes, nous sommes obligés d’affronter et d’essayer de les surmonter. Or si les émotions donnent des couleurs à la vie, elles fondent aussi notre indispensable et constante capacité d'adaptation au monde qui nous entoure, nous presse, nous perturbe ou nous réjouit. Sans cesse, elles entretiennent un dialogue avec notre corps, notre cerveau, notre environnement. 

 

Puisque le cerveau ne redonne que ce qu’on lui donne (postulat scientifique), alors, donnons-lui le meilleur !

 

Les émotions sont capables de provoquer différentes maladies, même chez les personnes fortes moralement. Un conseil : ne pas éviter la confrontation qui, à long terme, augmente les niveaux de stress et accélère le développement de la maladie. La recherche scientifique démontre que « le cerveau ne peut redonner que ce qu’on lui a donné ». En clair, « ce que l’on n’exprime pas à l’extérieur, le corps l’imprime à l’intérieur ». La maladie résulte de la manifestation d'accumulation de ces mémoires émotionnelles non évacuées.

Quatre techniques pour identifier et libérer ces émotions « poison »


1 – Les cycles biologiques cellulaires mémorisés

C'est le décodage des « cycles cellulaires mémorisés » ou plus simplement l'étude des événements de la vie du patient, depuis son premier anniversaire jusqu'à la date de la consultation. Nous vivons le plus souvent avec des schémas à répétition, comme des divorces, des pertes d'emploi, de la difficulté à trouver un travail stable, des maladies ou encore des relations difficiles avec autrui. Un événement vécu dans l'enfance à l'âge de 5 ans ou 10 ans se retrouvera 5 ans ou 10 ans plus tard sous une apparence différente mais qui aura pour origine le même choc psycho-affectif que la première fois. C'est comme une date d'anniversaire qui se « fêtera » tous les 5 ans ou 10 ans. Un cycle mémorisé dans notre horloge biologique qui se perpétue et se réactive à travers différents événements de la vie. C'est dans la prise de conscience du choc émotionnel identifié, mais aussi dans le déblocage de l’émotion ressentie et précise qui est restée comme figée à l'intérieur de la personne, que celle-ci pourra éviter ou empêcher cette répétition.

2 – Le projet parental ou projet/sens

De la période prénatale jusqu'à la date de 2 ans, l'enfant va prendre à 100 % toutes les émotions de sa mère — les désirs, les projets, les chocs, les événements, heureux ou malheureux — comme vraies et siennes. Il n'a pas d'identité propre, sa mère et lui sont une seule et même personne, tout ce que la mère va vivre sera « engrammé » dans l'imaginal de son enfant (inconscient réel de l'enfant et non pas imaginaire), comme des mémoires le plus souvent inconscientes. Cette période va, pour tout individu sur cette planète, surdéterminer et sur-conditionner son identité, et, toute sa vie, le cerveau n'aura de cesse de se référer à ce conditionnement acquis à son insu, comme une croyance à reproduire. 

3. La psychogénéalogie ou psycho-histoire

La psychogénéalogie est un pont entre la psychologie et la généalogie. Elle nous permet de savoir d’où on vient, de connaître nos racines. « Il y a un proverbe qui dit : "Pour savoir où on va il faut savoir d’où on vient ", souligne Jean Cardinale. On a un héritage qui vient de nos ancêtres ; j’appelle ça des "couleurs émotionnelles". Nos premiers ancêtres sont notre père et notre mère. Leur vécu, leurs traumatismes, leurs bonheurs, nous les avons en héritage. » C’est ce qui fait qu’on a parfois des souffrances inexpliquées, qu’on vit des situations comme si on était là pour les réparer, pour les libérer. Heureusement, l’étude approfondie de notre arbre permet de réparer et de libérer, nous et nos enfants, de ces dettes affectives, afin de trouver enfin une sérénité personnelle voire familiale.

4. Le décodage biologique

Décoder biologiquement sa maladie ou ses douleurs pour comprendre d'où elles viennent implique de plonger dans son être profond, de faire face à ses traumatismes enfouis, ses peurs, son système de pensée, ses raisonnements, ses croyances et son passé. En résumé « lire le vivant ».
La pleine prise de conscience, le poids des choses, permet d'avoir un éclairage nouveau, un autre regard sur la situation. Bien entendu ce n’est pas une solution miracle. Il faut travailler ces « conflits » en psychogénéalogie, repérer ses cycles biologiques cellulaires mémorisés, pratiquer le décodage et faire des actes symboliques, afin que le cerveau intègre les nouvelles données… C’est ce que Jean Cardinale appelle la « globale thérapie ».

Savoir +


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