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Sport et mémoire : le combo gagnant-gagnant

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Gros muscles, petit cerveau ? Pas forcément ! À en croire les multiples études qui sont menées à travers la planète sur le sport et la mémoire, il suffirait de chausser ses baskets pour améliorer ses performances intellectuelles et booster ses capacités de mémorisation. Explications.

De Londres à New York, en passant par l'Australie ou l'Espagne, le lien étroit entre activité physique et préservation de la mémoire semble intéresser les chercheurs du monde entier. Si l'on ne compte plus, en effet, les études publiées sur le sujet, toutes s'accordent sur un même point : le sport, c'est bon pour le cerveau !

Si l'exercice est bénéfique pour l'ensemble du corps, il aurait un double effet positif sur notre organe cognitif. Il améliorerait en effet la circulation sanguine et la plasticité cérébrale. Ainsi, de nombreuses maladies pourraient être évitées en pratiquant plus de sport, notamment Alzheimer, les démences ou encore les troubles amnésiques.

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En 2011, une étude réalisée sur des souris et relayée par le New York Times avait démontré que l'activité physique renforçait non seulement la mémoire mais aussi les capacités de concentration. Les scientifiques expliquent cette donnée par le fait qu'en faisant de l'exercice, nos muscles libèrent des mitochondries, des organites qui donnent de l'énergie aux cellules. Par conséquent, plus l'activité cellulaire est stimulée, plus la vitalité de nos muscles et de nos cellules sera importante.
Autre étude américaine, celle de Lisa Weinberg du Georgia Institute of Technology. En demandant à des étudiants de mémoriser une centaine de photos avant de pratiquer quelques exercices de musculation des jambes, les chercheurs se sont rendu compte que le groupe entraîné avait pu reconnaître, deux jours plus tard, beaucoup plus d'images que le groupe qui était resté sédentaire.

Jusqu'à présent, seuls les travaux menés sur les rongeurs ont permis d'affirmer avec certitude que le sport améliorait les fonctions cognitives. Pour acquérir la preuve que des effets similaires sont observables sur le cerveau humain, les recherches doivent encore être poussées.
Quant à savoir s'il vaut mieux pédaler, courir ou boxer pour avoir une mémoire d'éléphant, l'Observatoire B2V des mémoires répond qu'il n'y a pas de sport plus efficace qu'un autre en la matière. Jogging, vélo, yoga, arts martiaux ou simples tractions, tout est bon pour garder la tête sur les épaules.

De la même façon, il semble que pratiquer une activité physique même quelques dizaines de minutes par semaine soit suffisant. Tout serait en fait une question de timing : faire quelques exercices juste après un effort intellectuel serait plus efficace pour la mémorisation. Un tuyau que les étudiants devraient garder en tête…
Attention toutefois : si le sport est salutaire pour le ciboulot, les chocs et les traumatismes, eux, ont totalement l'effet inverse. Il est en effet important de rappeler que, même si le cerveau est protégé par la boîte crânienne, il n'en reste pas moins un organe fragile. Ainsi, coups, perte de connaissance, commotion et autres microlésions liées à l'exercice physique peuvent engendrer, temporairement ou durablement, des séquelles cognitives parfois graves.

 



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