Tout savoir sur le sida des chats

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Le virus d’immunodéficience féline (FIV) ou sida du chat est un virus présent dans le sang et la salive de son porteur. Cette maladie rend le chat vulnérable aux infections, comme le sida chez l’homme.

«Il y a beaucoup de chats porteurs du virus d’immunodéficience féline en Nouvelle-Calédonie », relève le docteur Pascal Crespel, vétérinaire. La raison ? « Les chats de compagnie sont plus exposés ici car ils vivent souvent à l’extérieur des habitations et peuvent facilement croiser d’autres chats, notamment des chats errants. Pour des conflits de territoire, ils ont tendance à se battre, explique le vétérinaire. Le FIV se transmet surtout par morsure mais également par la salive lorsqu’ils se lèchent entre eux ou par voie sexuelle. » D’où la nécessité de stériliser les chats qui sont alors moins enclins à se battre. Le FIV est un virus qui se rapproche du FeLV, un autre virus spécifique au chat aussi appelé leucose féline « qui n’existe pas en Nouvelle-Calédonie », appuie Pascal Crespel. Bien que l’agent responsable de la maladie soit très proche de celui du sida humain, il n’est absolument pas transmissible à l’homme ni à d’autres animaux domestiques notamment le chien.

Quels symptômes ?

Le FIV est une maladie grave que l’on appelle immunodépressive, ce qui signifie qu’elle touche le système immunitaire du chat (les globules blancs), qui rend l’animal beaucoup plus vulnérable aux différentes maladies. Des germes ou des bactéries présents dans son environnement qui habituellement ne lui posaient aucun problème peuvent, sous l’effet du FIV, le rendre malade.

« Un chat atteint du FIV ne manifestera pas forcément de symptômes tout de suite, d’où la difficulté à se rendre compte qu’un chat en est atteint dans la mesure où il peut vivre sans développer de symptômes », souligne Pascal Crespel. De fait, les chats contaminés sont en apparence en bonne santé et se nourrissent normalement, mais l’affection est bien présente. Il existe cependant quelques symptômes du FIV, même s’ils ne se manifesteront pas forcément tous, étant donné qu’ils sont la conséquence d’un système immunitaire devenu défaillant. Ainsi, un chat atteint du FIV est susceptible de présenter les symptômes suivants : des abcès, des diarrhées, des infections des gencives et de la bouche (gingivites), une hausse de la température corporelle, une perte de poids importante, un gonflement des ganglions lymphatiques, des maladies neurologiques si le virus a atteint le cerveau du chat.

Contacter votre vétérinaireAprès avoir observé certains symptômes spécifiques, une visite chez le vétérinaire s’impose rapidement pour savoir si votre chat est porteur du virus ou non. Lui seul est habilité à diagnostiquer la maladie. Quelques gouttes de sang de votre chat sont alors prélevées, elles suffiront pour vérifier à l’aide d’un test la présence ou non du FIV.

Précautions

Une fois la maladie détectée, il vous faudra préserver sa qualité de vie en maintenant votre chat en forme et en bonne santé. Comment ? Par une alimentation de qualité, des traitements anti-puces, anti-tiques, anti-poux et du vermifuge. Les défenses immunitaires seront renforcées par un bon apport calorique. « L’évolution de la maladie et de ses symptômes peut demeurer sous contrôle lorsque la présence du virus a été détectée à temps », indique le vétérinaire. Afin d’éviter que votre chat soit assailli par des bactéries et des infections, il peut être utile de lui administrer des traitements antimicrobiens. Les anti-inflammatoires servent quant à eux à traiter la gingivite et la stomatite, des affections dérivées. En résumé, des soins appropriés aux pathologies, qui vont se développer au fur et à mesure du temps, restent encore les meilleurs remèdes. Veillez également à surveiller votre chat lors de ses sorties afin qu’il ne contamine pas un individu sain.

Quels traitements ?

Comme pour le VIH chez l’homme, le virus du FIV ayant une variabilité génétique importante, il est alors difficile de mettre au point un vaccin contre ce dernier. Il existe néanmoins des moyens d’action : l’interféron félin à haute dose qui a des propriétés anti-virales va stimuler les défenses de l’organisme. Mais ce médicament a tout de même un coût élevé. Si le FIV est une maladie grave et fatale pour votre animal, vous pouvez néanmoins prolonger son espérance de vie. Plus votre chat est encadré, aimé, heureux, comblé et dorloté, mieux il réagira et résistera face au virus. Le bon équilibre de votre chat est à ce prix.

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Frédérique de Jode / Agence Rectiligne



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