Ayurvéda, le cadeau des dieux

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À la fois médecine traditionnelle indienne et philosophie de vie, l’Ayurvéda s’appuie sur le caractère unique de chaque individu pour soigner l’être humain dans sa globalité car le corps, l’âme et l’esprit sont étroitement liés.

Les Indiens disent que c’est un cadeau des dieux. L’Ayurvéda, comme la médecine chinoise, est basée sur le principe des cinq éléments : en Ayurvéda ce sont l’eau, la terre, le feu, l’air et l’espace (l’éther) avec des caractéristiques de chaud-froid, sec-humide… En chaque personne, il y a un mélange unique de ces cinq éléments. Le tout est de se connaître. Si on a trop de feu, par exemple, il faut aller vers la fraîcheur ; trop de froid, vers la chaleur ; trop de lourdeur, vers la légèreté… Le mot d’ordre : équilibre. Les cinq éléments se divisent en trois catégories, les doshas : Vâta, Pitta et Kâpha.
Pour garder cet équilibre, il faut également prendre en compte les doshas « spirituels » qu'on appelle les « gunas ». En Ayurvéda, on purifie son âme pour aller vers le « Sattva » - l'éveil, l'illumination - et c'est là que la méditation, quelle que soit sa forme - active ou calme - prend toute son importance. Le proverbe indien en dit long : « Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d'y rester. »

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Vâta : l’air et l’espace (froid, sec, léger, mouvant, subtil…)

Les gens Vâta ont tendance à beaucoup bouger, ils font tout en « yoyo ». Ils ont en général une ossature légère, fourmillent d’idées, s’intéressent à tout, posent beaucoup de questions pour comprendre la vie. Ce sont des créatifs, des chercheurs. Ils ont une grande capacité d’intuition et de clairvoyance.
« Il faut les ralentir et les “ramener sur terre”, explique Cat Davies, du centre Ayurvéda Rasayana. Pour s’ancrer, rien de mieux que de marcher dans la nature, faire du jardin, toucher la terre et être touché doucement par les massages… La méditation, le travail sur la respiration les calment également. Il ne faut pas qu’ils restent “perchés”. »
Les gens Vâta auront besoin de boire et manger chaud, d’être dans un endroit chaud. Les épices seront très importantes pour eux : « Le tout est d’apporter la chaleur mais pas la stimulation car ce sont des personnes déjà très stimulées par tout ce qui les entoure, poursuit Cat. Au départ, on est attiré par ce qu’on est ; les gens Vâta apprécieront plus des légumes crus mais ce n’est pas ce qui leur convient. » Vâta, c’est également sec ; il faut donc hydrater, lubrifier. « C’est pour ça que pour les massages ayurvédiques, on baigne dans l’huile. Ça rentre jusque dans les articulations et les os, point de faiblesse des personnes Vâta. » Signe avant-coureur : peau sèche.

 

 On est le microcosme du macrocosme. 

 

Pitta : le feu et l’eau (chaud et humide avec plus de feu que d’eau)

Les gens Pitta ont le feu en eux. « Ils sont lumineux, souvent bien habillés, ils aiment qu’on les regarde, être la star de la soirée et effectivement, ce sont des personnes qui ont un grand charisme. » Ils ont énormément d’énergie pour avancer, ce sont souvent des leaders. Ce sont aussi des perfectionnistes qui ont tendance à être assez tranchants. Il faut ajouter un peu de douceur pour arrondir les angles. « Il faut garder juste ce qu’il faut de feu pour qu’ils continuent à briller et à être moteurs mais sans les mauvais côtés du feu qui brûle. Dans leur cas, il faut empêcher le volcan d’exploser ! Il faut trouver la soupape pour que la pression puisse s’échapper. » Pour eux aussi, la nature sera un bienfait. Il leur faut faire les choses modérément car ils sont attirés par des choses extrêmes. Il est également nécessaire d’apporter de la fraîcheur, côté température mais aussi dans les aliments. Manger végétarien est la meilleure chose pour les gens Pitta, « ils iront plus naturellement vers de la viande rouge mais ce ne sera pas bon pour eux ».

Kâpha : la terre et l’eau

« La terre est lourde et froide et si on y mélange l’eau, ça devient lourd. Impossible d’aller vite dans tout ça ! », développe Cat. Les gens Kâpha ont une douceur, une lenteur, une gentillesse, une tolérance, une patience incroyables. Ce sont des gens qui se dévouent aux autres. Le problème est qu’ils mangent ce qui leur ressemble : beaucoup de douceurs, du gras, les produits laitiers… Or, ils en ont assez naturellement. Il faut donc qu’ils aillent vers des choses qui vont les stimuler et les alléger. « Les gens Kâpha ont tendance à s’enliser, à rester sur le canapé à manger des sucreries… Mais ce sont des diesels, lents à démarrer, mais quand ils ont démarré, ils sont très forts et résistants. »

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Un mélange unique

Chacun est un mélange unique des trois doshas. La plupart des personnes ont deux doshas principaux, un dans le corps, l’autre dans la tête. L’idéal est d’avoir les trois de façon équilibrée. Par exemple, si je vais dans mon mauvais Pitta : je suis énervé, en colère… je peux aller puiser dans le calme de mon Kâpha pour apaiser ça.
« Mais il ne faut pas oublier qu’on est aussi influencé par le temps, les saisons, par ce qu’on mange ou boit, et par les âges de la vie. » De 0 à 14-15 ans, on est tous, quel que soit le dosha de base, dans l’énergie Kâpha. Ça change vers 15 ans quand l’énergie de Pitta, avec les hormones de l’adolescence, arrive. Il faut de l’énergie pour faire ses études, avoir une position sociale… Jusqu’à 45 ans environ, on a donc cette énergie du feu qui nous pousse à relever des défis, fixer des objectifs, avancer. À partir de 45 ans, cette énergie du feu y compris chez les gens Pitta commence à baisser. Les excès qu’on a faits se font sentir, on prend aussi conscience que certaines choses sont superficielles et inutiles ; on s’intéresse à des choses plus subtiles, on cherche un sens à sa vie, on est plus dans l’énergie spirituelle Vâta. « En Ayurvéda, on dit que si on garde ses doshas bien équilibrés, on peut vivre jusqu’à 120 ans ! On s’éteint ensuite doucement comme une bougie…»

Savoir + 


Cat Davies
Centre Ayurvéda Rasayana
Tél. : 98 78 79



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