Une plantation de première classe

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La mise en terre d’un arbre ou d’un arbuste est un rituel que beaucoup de jardiniers, à force de l’avoir fait, pensent maîtriser sur le bout des doigts. Cependant quelques détails distinguent le planteur chevronné de l’amateur éclairé. Voici cinq gestes méconnus destinés à favoriser la reprise de vos grands végétaux.

Bien sûr, au moment de la plantation d’un arbre ou d’un arbuste, creusez un trou large et profond, rempli avec un mélange à parts égales de terre de jardin et de terreau afin de donner aux racines un substrat équilibré, souple et aéré où se développer facilement. Bien sûr, après avoir épandu sur le sol un amendement organique que vous aurez mélangé avec le sol par griffage, arrosez massivement afin que la terre se tasse naturellement et que le sol s’humidifie en profondeur.

Ajouter de la pouzzolane à la terre de plantation

Enfin, bien sûr, paillez généreusement le pied de la plante de manière à limiter la prolifération des mauvaises herbes, réduire l’évaporation de l’eau, empêcher les effets du compactage du sol et créer de l’humus. Mais vous pouvez aller encore plus loin… La pouzzolane est une roche volcanique poreuse qui absorbe l’eau d’arrosage et la retient, ce qui la rend disponible pour les racines longtemps après que le sol a séché. À acheter en vrac (en petit calibre de diamètre 7/15 mm) dans les magasins de matériaux où elle est peu chère et facile à charger dans des seaux ou des poubelles. Sa présence draine les sols mais surtout, sa composition basaltique libère lentement dans la terre de nombreux minéraux dont certains assez rares mais très appréciés des plantes (silice et magnésium notamment). À rajouter au substrat dans des proportions d’environ 20 %.

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Faire un apport de phosphore

Au moment de la plantation, le plus important pour la survie ultérieure de la plante, c’est le développement rapide et vigoureux de son système racinaire. Pour cela plutôt que d’utiliser des engrais à base d’azote qui favorisent la croissance, employez plutôt ceux qui sont riches en phosphore (farines de poisson, guano ou engrais phosphorés) afin de provoquer l’apparition des racines.

Intégrer une gaine d’arrosage profond

Après avoir placé votre arbuste dans le trou, installez une gaine en plastique ou un tuyau en PVC, d’environ 100 à 120 mm de diamètre, de la surface du sol jusqu’au fond du trou.

Ainsi, à l’arrosoir ou au tuyau, vous pourrez effectuer des arrosages en profondeur, directement au niveau des racines. L’intérêt est de limiter l’évaporation de l’eau, de la rendre indisponible pour les herbes adventices de surface, mais surtout d’encourager l’enracinement profond.

Semer des légumineuses

Directement dans la terre, autour du tronc, semez des graines de légumineuses du type petits pois. Le développement de leur système racinaire va favoriser l’apparition d’une vie microbienne dont l’activité bénéficiera également aux racines de l’arbre. De plus, ces plantes libèrent, au moment de leur mort, l’azote de l’air qu’elles ont stocké dans des nodules racinaires, au profit de votre arbuste. Pour les plantes sensibles aux maladies cryptogamiques (rosiers, fruitiers…), vous pouvez remplacer les légumineuses par de l’ail dont la teneur en soufre devrait ralentir voire empêcher le développement des champignons.

Pailler sur un carton

Avant d’épandre votre paillis organique, déposez sur le sol, autour de la plante, du carton brun de type déménagement, en le perçant aux endroits où vous avez semé vos graines de légumineuses. Riche en cellulose, il attirera rapidement de nombreux vers de terre et de compost qui en sont friands. De plus sa présence avant qu’il ne se décompose avec le temps étouffera pour un bon moment toutes les velléités des herbes indésirables.



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