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Il manque de confiance en lui

Il manque de confiance en lui

Nombre de parents doutent de leur savoir faire parental. Pourtant, ils sont les mieux placés pour décoder les petits moments de perturbation de leurs petits et, ainsi, les aider à les dépasser.

 

La première étape est de savoir repérer les signes qui peuvent indiquer que l’enfant manque de confiance en lui. En voici quelques-uns :
• Il fait peu de choses seul et manque d’initiative. Par exemple, il n’ose pas essayer un nouveau jeu au parc.
• Il recherche constamment la présence ou l’approbation de ses parents. Par exemple, il jette un oeil dans votre direction avant de jouer avec un ami qui s’approche de lui.
• Il se dévalorise. Par exemple, il dit souvent qu’il n’est « pas bon » ou « pas capable ».

Plusieurs thérapeutes se sont penchés sur le problème de manque de confiance des enfants et proposent des solutions simples :

Faire appel à sa « partie-qui-sait-tout »

L’inconscient, expliquait le psychiatre américain Milton H. Erickson*, est un « grand magasin de solutions et de ressources » dans lequel l’individu s’approvisionne pour résoudre ses problèmes. L’enfant possède lui aussi une « partie-qui-sait-tout », comme l’a rebaptisée Lise Bartoli, psychologue et hypnothérapeute. Cette partie connaît ses angoisses, ses désirs, ses sentiments, mais aussi la solution à ses difficultés. « Un enfant excessivement timide est incapable d’expliquer pourquoi il a peur d’aller vers les autres, observe la psychologue. Le questionner à ce sujet le met mal à l’aise, le raisonner s’avère insuffisant. Pour modifier en profondeur son comportement, il faut aller sur le terrain de l’inconscient mais de manière ludique. Il s’agit ici de matérialiser cette « partie-qui-saittout », pour la rendre plus familière et la convoquer facilement. L’enfant peut choisir un animal, un personnage, un petit objet ou un « jumeau ». Le parent l’invite ensuite à demander conseils et solutions à cette « partie-qui-sait-tout » pour affronter ses petites difficultés. Puis demande à son enfant, mais sans le forcer à répondre, ce que celle-ci lui a conseillé.

Lister tout ce que l’enfant sait faire

Il ne s’agit pas seulement que l’enfant prenne conscience de ce qu’il réussit à l’école mais aussi de ce qu’il réussit en dehors de l’école (il sait danser le hip hop, elle sait dribbler, il sait jouer du piano, elle sait faire le grand écart, il sait faire un gâteau tout seul, elle sait changer une ampoule toute seule, il a marqué le but de la victoire, elle a aidé sa copine à terminer son exposé…) Ces réussites et ses succès pourront être notés dans un carnet de réussites dans lequel l’enfant se replongera pour regonfler sa confiance.

Lui parler et parler de lui/elle de manière positive

Apprendre à l’enfant à parler de manière positive de lui peut prendre du temps. Les humains ont une tendance naturelle aux pensées négatives qui érodent la confiance en soi. Ce n’est pas en se traitant lui-même de nul ou en s’entendant traiter de nul que l’enfant pourra prendre confiance en lui. Le renforcement positif est l’art de surprendre l’enfant à bien faire. Le principe est simple : remarquer, encourager, valoriser. Quelques exemples de « petites » phrases à lui dire : C’était une bonne idée. C’était vraiment difficile, bravo ! J’apprécie vraiment quand tu… Merci de m’avoir aidé. Je suis fière d’être ta mère. Tu as continué même quand c’était dur.

Valoriser ses progrès

Il est également important de valoriser ses réussites et ses progrès. La valorisation des réussites stimule l’enfant : même si l’enfant récolte une mauvaise note à l’école, valorisez ce qui est fait, les exercices réussis, les progressions par-rapport à l’évaluation précédente. Une progression, même quand on part de bas, est source de confiance. Il est essentiel de faire comprendre aux enfants que se comparer aux autres est néfaste : chacun a du potentiel et des limites. L’analyse des obstacles à la réussite est donc essentielle ; cela permet à l’enfant de les exprimer, des les comprendre et d’anticiper une stratégie pour y remédier : que s’est-il passé lors de cette dictée ? Qu’est-ce qui t’a posé problème ? Comment vas-tu faire la semaine prochaine ? Qu’est-ce qu’on peut changer ? En repérant les erreurs avec l’enfant et en l’incitant à réfléchir à ce qu’il peut faire pour ne pas les reproduire, il évitera les poncifs du genre « j’y arriverai jamais ! ».

Procéder par petits objectifs

Vous pouvez donner de petits objectifs à vos enfants. Ou mieux encore : leur apprendre à se fixer de petits objectifs ! L’idée est de décomposer des tâches complexes ou des objectifs inatteignables en paliers plus facilement atteignables. Avec cette méthode des petits pas, l’objectif final reste le même (que ce soit un régime, l’apprentissage des tables de multiplication, le rangement d’une chambre…). Cet objectif est atteint à travers l’accomplissement de petites actions à notre portée à la fois dans le temps et dans l’effort à fournir. Il n’est plus question de fixer un objectif inatteignable dans un temps restreint mais de demander un effort réalisable et minime.

L’aider à se relaxer

La relaxation corporelle est un outil très pertinent pour surmonter les difficultés qui s’expriment physiquement, telles que le stress, l’impatience chronique ou les crises de colère. Elle permet aussi de relâcher son mental et de s’installer dans un état de rêve éveillé.. Le parent propose à son enfant de s’asseoir confortablement ou de s’allonger près de lui dans un endroit calme, avec ou sans doudou. Il lui demande de respirer par le ventre – gonfler le ventre sur l’inspiration, le vider sur l’expiration – en lui montrant l’exemple, autant pour le guider que pour se détendre lui-même. Les yeux fermés, il lui fait prendre conscience des différentes parties de son corps – « Sens-tu ton pied gauche, ta main droite ? Sont-ils chauds, froids, lourds, légers ? ». Il lui raconte ensuite un moment de sa propre vie où il s’est senti bien et suggère à son enfant d’en faire autant, en insistant sur ses sensations tactiles, visuelles, olfactives…

* Milton H. Erickson (1901-1980), inventeur de l’hypnose moderne, auteur de L’Hypnose thérapeutique (ESF, 2009).

 

La première étape est de savoir repérer les signes qui peuvent indiquer que l’enfant manque de confiance en lui. En voici quelques-uns :
• Il fait peu de choses seul et manque d’initiative. Par exemple, il n’ose pas essayer un nouveau jeu au parc.
• Il recherche constamment la présence ou l’approbation de ses parents. Par exemple, il jette un oeil dans votre direction avant de jouer avec un ami qui s’approche de lui.
• Il se dévalorise. Par exemple, il dit souvent qu’il n’est « pas bon » ou « pas capable ».

Plusieurs thérapeutes se sont penchés sur le problème de manque de confiance des enfants et proposent des solutions simples :

Faire appel à sa « partie-qui-sait-tout »

L’inconscient, expliquait le psychiatre américain Milton H. Erickson*, est un « grand magasin de solutions et de ressources » dans lequel l’individu s’approvisionne pour résoudre ses problèmes. L’enfant possède lui aussi une « partie-qui-sait-tout », comme l’a rebaptisée Lise Bartoli, psychologue et hypnothérapeute. Cette partie connaît ses angoisses, ses désirs, ses sentiments, mais aussi la solution à ses difficultés. « Un enfant excessivement timide est incapable d’expliquer pourquoi il a peur d’aller vers les autres, observe la psychologue. Le questionner à ce sujet le met mal à l’aise, le raisonner s’avère insuffisant. Pour modifier en profondeur son comportement, il faut aller sur le terrain de l’inconscient mais de manière ludique. Il s’agit ici de matérialiser cette « partie-qui-saittout », pour la rendre plus familière et la convoquer facilement. L’enfant peut choisir un animal, un personnage, un petit objet ou un « jumeau ». Le parent l’invite ensuite à demander conseils et solutions à cette « partie-qui-sait-tout » pour affronter ses petites difficultés. Puis demande à son enfant, mais sans le forcer à répondre, ce que celle-ci lui a conseillé.

Lister tout ce que l’enfant sait faire

Il ne s’agit pas seulement que l’enfant prenne conscience de ce qu’il réussit à l’école mais aussi de ce qu’il réussit en dehors de l’école (il sait danser le hip hop, elle sait dribbler, il sait jouer du piano, elle sait faire le grand écart, il sait faire un gâteau tout seul, elle sait changer une ampoule toute seule, il a marqué le but de la victoire, elle a aidé sa copine à terminer son exposé…) Ces réussites et ses succès pourront être notés dans un carnet de réussites dans lequel l’enfant se replongera pour regonfler sa confiance.

Lui parler et parler de lui/elle de manière positive

Apprendre à l’enfant à parler de manière positive de lui peut prendre du temps. Les humains ont une tendance naturelle aux pensées négatives qui érodent la confiance en soi. Ce n’est pas en se traitant lui-même de nul ou en s’entendant traiter de nul que l’enfant pourra prendre confiance en lui. Le renforcement positif est l’art de surprendre l’enfant à bien faire. Le principe est simple : remarquer, encourager, valoriser. Quelques exemples de « petites » phrases à lui dire : C’était une bonne idée. C’était vraiment difficile, bravo ! J’apprécie vraiment quand tu… Merci de m’avoir aidé. Je suis fière d’être ta mère. Tu as continué même quand c’était dur.

Valoriser ses progrès

Il est également important de valoriser ses réussites et ses progrès. La valorisation des réussites stimule l’enfant : même si l’enfant récolte une mauvaise note à l’école, valorisez ce qui est fait, les exercices réussis, les progressions par-rapport à l’évaluation précédente. Une progression, même quand on part de bas, est source de confiance. Il est essentiel de faire comprendre aux enfants que se comparer aux autres est néfaste : chacun a du potentiel et des limites. L’analyse des obstacles à la réussite est donc essentielle ; cela permet à l’enfant de les exprimer, des les comprendre et d’anticiper une stratégie pour y remédier : que s’est-il passé lors de cette dictée ? Qu’est-ce qui t’a posé problème ? Comment vas-tu faire la semaine prochaine ? Qu’est-ce qu’on peut changer ? En repérant les erreurs avec l’enfant et en l’incitant à réfléchir à ce qu’il peut faire pour ne pas les reproduire, il évitera les poncifs du genre « j’y arriverai jamais ! ».

Procéder par petits objectifs

Vous pouvez donner de petits objectifs à vos enfants. Ou mieux encore : leur apprendre à se fixer de petits objectifs ! L’idée est de décomposer des tâches complexes ou des objectifs inatteignables en paliers plus facilement atteignables. Avec cette méthode des petits pas, l’objectif final reste le même (que ce soit un régime, l’apprentissage des tables de multiplication, le rangement d’une chambre…). Cet objectif est atteint à travers l’accomplissement de petites actions à notre portée à la fois dans le temps et dans l’effort à fournir. Il n’est plus question de fixer un objectif inatteignable dans un temps restreint mais de demander un effort réalisable et minime.

L’aider à se relaxer

La relaxation corporelle est un outil très pertinent pour surmonter les difficultés qui s’expriment physiquement, telles que le stress, l’impatience chronique ou les crises de colère. Elle permet aussi de relâcher son mental et de s’installer dans un état de rêve éveillé.. Le parent propose à son enfant de s’asseoir confortablement ou de s’allonger près de lui dans un endroit calme, avec ou sans doudou. Il lui demande de respirer par le ventre – gonfler le ventre sur l’inspiration, le vider sur l’expiration – en lui montrant l’exemple, autant pour le guider que pour se détendre lui-même. Les yeux fermés, il lui fait prendre conscience des différentes parties de son corps – « Sens-tu ton pied gauche, ta main droite ? Sont-ils chauds, froids, lourds, légers ? ». Il lui raconte ensuite un moment de sa propre vie où il s’est senti bien et suggère à son enfant d’en faire autant, en insistant sur ses sensations tactiles, visuelles, olfactives…

* Milton H. Erickson (1901-1980), inventeur de l’hypnose moderne, auteur de L’Hypnose thérapeutique (ESF, 2009).