Maman poule ? C'est décidé, j'arrête !

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Certaines mères ne peuvent s'empêcher de toujours garder un œil sur leurs enfants. Particulièrement angoissées à l'idée de les laisser parfois se débrouiller seuls, ces mamans poules adoptent un comportement hyperprotecteur qui n'est bénéfique ni pour l'enfant, ni pour elles-mêmes.

Laisser votre enfant aller seul au commerce du coin ? Même pas en rêve ! Autoriser votre ado à se rendre à une soirée tout seul ? Pas question ! Un séjour en colonie de vacances ? Totalement inenvisageable ! Si, comme beaucoup de mères, vous ne pouvez vous empêcher de surprotéger votre enfant, c'est que vous êtes sûrement ce qu'on appelle une « mère poule ». Parfois pathologique, cette anxiété perpétuelle que ressentent certaines mères à l'idée de laisser leur progéniture voler de leurs propres ailes peut avoir des conséquences négatives sur le développement et l'autonomie de l'enfant. Mais avec un peu de conviction et de bonne volonté, vous pouvez vous libérer de ces angoisses et apprendre à la chair de votre chair à être un peu plus indépendant.

Lâcher prise

Le plus dur est évidemment d'apprendre à lâcher prise et à faire en sorte que votre marmot ne soit plus systématiquement dans vos jupes. Commencez par vous lancer des petits défis au quotidien. Laissez par exemple votre gamin choisir ses vêtements le matin avant de partir à l'école et, même si votre petit garnement préfère porter son tee-shirt fétiche plutôt que la petite laine que vous lui aviez mise de côté, n'interférez pas dans ses choix. Et votre ado, a-t-il vraiment toujours besoin que vous lui prépariez son petit déjeuner le matin ? À 12 ans, on est suffisamment grand pour trouver tout seul le bol, le paquet de céréales et la brick de lait dans la cuisine, non ? Et puis, tant que vous y êtes, vous pouvez également confier davantage la prunelle de vos yeux à votre conjoint ou à un autre membre de la famille, ce qui leur permettra de profiter eux aussi un peu plus souvent de cet enfant trop choyé par vos soins.

S'accorder des moments à soi

Bien souvent, la surprotection maternelle fait écho à un manque ou à une frustration personnelle que ressent la mère et qu'elle reporte sur son enfant. Sans faire de psychologie de comptoir, le meilleur moyen de ne plus être suspendue aux caprices de son rejeton, c'est encore de penser à soi. Soyez davantage égoïste et accordez-vous des soirées en amoureux avec votre conjoint ou des restos avec vos meilleurs amis. Confiez votre enfant à une baby-sitter ou aux grands-parents et prenez quelques jours de vacances, en vous forçant à ne pas téléphoner matin, midi et soir pour prendre des nouvelles de votre marmot qui, lui, pense beaucoup moins à vous…

Prendre des risques

Enfin, cessez de surveiller les moindres faits et gestes de votre enfant, même si c'est un casse-cou et qu'il se montre parfois irresponsable. Restez toujours vigilante pour écarter les réels dangers mais laissez-lui aussi plus de liberté dans ses activités quotidiennes. Au parc, par exemple, laissez-le vaquer comme bon lui semble et évitez les sempiternelles mises en garde du style « Attention, tu vas tomber ! ». Encouragez-le à prendre son autonomie, même si parfois cela passe par quelques égratignures. Avec un ado, soyez plus souple sur les sorties et autorisez-le à sortir le soir, quitte à aller le chercher à l'heure que vous aurez fixée. C'est seulement de cette façon que vous libérerez votre enfant et vous-même de cette surprotection étouffante, même si vous resterez, bien sûr, toujours sa maman…

 

 



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