Papa ou maman

Partager :

Aléas de la vie moderne obligent, nous sommes de plus en plus nombreux à exercer en solo notre rôle de parent. Comment gérer le quotidien ? Quelles erreurs éviter ? Comment échapper au cercle vicieux de la fusion ? Petit mode d'emploi à l'usage des parents solitaires…

Aujourd'hui, un enfant sur sept vit avec un seul de ses parents et 85 % des familles monoparentales ont à leur tête une femme. Du fait de société isolé au schéma familial banal, on ne compte donc que quelques décennies au cours desquelles bien des (r)évolutions ont exercé leur influence sur la relation parent-enfant. De cet ordinaire désormais banalisé et accepté n'en ressortent pas moins, pour bien des parents confrontés à cette situation, un certain nombre de difficultés et de questionnements auxquels existent des réponses concrètes…


En finir avec la culpabilité

Qu'on en finisse, pour commencer, avec l'idée reçue selon laquelle les familles monoparentales engendreraient nécessairement des enfants à problèmes. Nos vieux schémas sociaux ne sont pas seuls en cause dans la conception de telles idées stéréotypées : confrontés aux difficultés inhérentes à l'éducation, bien des parents seuls ont tendance à se sentir démunis et à attribuer à leur solitude des problèmes que rencontre pourtant tout parent, en couple ou en solo, dans son parcours éducatif… Non, le petit ne mord pas nécessairement ses camarades parce que vous êtes seul(e). Et non, les autres parents ne s'en sortent pas forcément mieux que vous, même s'ils sont en couple ! Principe numéro un de la monoparentalité : reprenez confiance en vous. Vous avez toutes les cartes en main pour offrir à votre précieuse progéniture une enfance merveilleuse !


Une famille à nous deux

Une famille, ça commence à deux et, comme dans toute organisation sociale, chacun doit y trouver sa place et son rôle. L'enfant n'est pas l'adulte qui manque à vos côtés et les décisions importantes concernant votre foyer doivent être prises par vous seul. Quelle que soit votre fragilité affective, l'enfant n'est en aucun cas capable de la prendre en charge et vous devez rester pour lui la figure parentale qui, en toute circonstance, sait faire des choix bons et justes pour ses proches. Il y va de la sécurité affective de votre bout de chou comme de votre casquette de chef de famille. Difficile pour un enfant érigé au rang de petit compagnon de vie d'accepter de vous obéir ou de vous partager !


Le troisième homme

Lorsque la relation vous semble trop fusionnelle, ou que l'enfant conteste votre autorité, n'hésitez pas à vous faire aider par un tiers – frère, sœur, parent ou ami(e) – qui, extérieur à votre cocon, appuiera vos décisions et rassurera l'enfant. Si déléguer vous semble difficile, dites-vous qu'il est nécessaire pour l'équilibre psychologique de votre petit bout de tisser des relations fortes avec d'autres adultes… Pourquoi ne pas lui choisir un parrain ou une marraine de cœur, de préférence de sexe opposé au vôtre, qui, brisant le petit cercle douillet de votre relation fusionnelle, aidera l'enfant à gagner en autonomie vis-à-vis de vous ?


Crise de nerfs

Crise de nerfs

Gérer l'excitation des retrouvailles après une dure journée de labeur n'est pas toujours aisé pour le parent solo. Parlez-en avec votre enfant et expliquez-lui que, comme tout parent, vous avez une vie sociale extérieure qui vous prend pas mal d'énergie et que, une fois de retour à la maison, vous avez besoin de quelques minutes de répit. Pourquoi ne pas instaurer, par exemple, un « quart d'heure zen » au cours duquel l'enfant vous laissera souffler sans vous solliciter avant de vous retrouver reposé et de reprendre le cours normal de votre petite vie à deux ?

Répartition des tâches

Répartition des tâches

Pour créer au sein de votre foyer l'ambiance d'une vraie famille, avec ses rituels et ses coutumes, mettez en place une organisation structurée de la vie domestique en confiant à votre enfant des tâches à la mesure de ses capacités. Il peut par exemple être en charge de la vaisselle ou du ramassage du linge. Ne le surchargez pas trop pour autant. Sa bonne volonté pourrait vite s'épuiser.




Partager :