L’objectif est de rétablir un rapport sain à la nourriture en laissant une plus grande liberté au nourrisson lorsqu’il est l’heure de manger.

L’objectif est de rétablir un rapport sain à la nourriture en laissant une plus grande liberté au nourrisson lorsqu’il est l’heure de manger.

Quand bébé ne veut pas manger

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Dans la plupart des cas, le quotidien d’un nouveau-né se résume à dormir et à manger. Mais certains bébés refusent de s’alimenter. On parle alors d’anorexie du nourrisson, une situation qui peut créer des tensions familiales importantes.

 

À la naissance d’un enfant, le rôle de tout parent est de s’occuper de son bien-être et surtout de le nourrir correctement afin d’assurer son développement psychique et physiologique. Mais quand un bout de chou refuse de manger, la culpabilité et l’inquiétude chassent le bonheur d’une nouvelle vie de famille, au point souvent de laisser place à des conflits familiaux a priori insurmontables. Pourtant, l’anorexie du nourrisson est un trouble psychologique que l’on peut dépasser, à condition de ne pas se braquer…

L’épreuve de force

L’anorexie du nourrisson ne doit pas être confondue avec un refus de s’alimenter qui serait en lien avec une éventuelle pathologie. Il s’agit avant tout d’un problème psychologique qui apparaît généralement entre 6 et 9 mois. Elle débute par une banale baisse de l’appétit : l’enfant refuse en effet la nourriture proposée ou ne termine plus ses biberons. C’est là que les parents ont tendance à perdre patience et à s’énerver, au point de vouloir forcer le nouveau-né à s’alimenter. Cette réaction, bien que compréhensible, entraîne alors souvent un comportement colérique chez le bébé, qui ressent le moment du repas comme un supplice et résiste à coups de sanglots et de gestes brusques.

Bras de fer

Si le nourrisson anorexique refuse de s’alimenter en présence de ses parents, ce n’est souvent pas le cas avec d’autres membres de la famille ou la nourrice en compagnie desquels il mange avec plaisir. Ce comportement résulte en fait d’un conflit qui s’est installé progressivement entre l’enfant et ses géniteurs qui, par leur autorité, l’ont trop forcé à manger alors qu’il n’avait pas faim. Ressentant le stress de ses parents, le bébé associe le repas à un moment de tension où on le contraint à faire quelque chose qu’il ne souhaite pas. Mal à l’aise, il peut même aller jusqu’à vomir un repas forcé…

Résoudre le conflit

Ce cercle vicieux, s’il est très pénible au quotidien pour les parents comme pour l’enfant, peut néanmoins se briser rapidement. L’objectif est de rétablir un rapport sain à la nourriture en laissant une plus grande liberté au nourrisson lorsqu’il est l’heure de manger. Le moment du repas doit en effet s’inscrire comme un élément « normal » de sa journée, au même titre que le bain ou le coucher par exemple.

Concrètement, les parents doivent désacraliser le repas et relâcher la pression pour ne pas apporter trop de valeur affective à cet instant. Rétablir le lien avec son enfant passe avant tout par écouter ses désirs et envies, sans le contraindre inutilement à ingurgiter toute son assiette.

L’objectif est de rétablir un rapport sain à la nourriture en laissant une plus grande liberté au nourrisson lorsqu’il est l’heure de manger.

S’il refuse de s’alimenter, il est important de feindre l’ignorance et de réagir de façon neutre pour ne pas lui communiquer vos angoisses. Le contraire ne ferait qu’aggraver son blocage face à la nourriture. N’oubliez pas également de varier son alimentation, en lui proposant des plats colorés, ludiques et qui donnent envie de manger. Respecter un horaire précis peut également aider à retrouver un équilibre car les jeunes enfants sont souvent très sensibles à la routine. Si tous vos efforts ne paient pas, il faut impérativement consulter un médecin ou un spécialiste des troubles du comportement alimentaire. C’est la santé de votre enfant qui en dépend et il ne faut donc pas prendre l’anorexie du nourrisson comme un simple caprice…



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