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Êtes-vous un aventurier de la spiritualité ?

Êtes-vous un aventurier de la spiritualité ?

Chamanisme, art-thérapie, méditation de pleine conscience, pèlerinage ou récitation de mantras… Nous sommes de plus en plus nombreux à rejoindre la grande famille de la spiritualité contemporaine, une vaste mosaïque de pratiques, de rites et de croyances. Après le développement personnel, le développement spirituel ?

 

Ils méditent, prient, font des stages de chamanisme ou des retraites dans des monastères, ils lisent aussi bien les Évangiles que les Upanishad, pratiquent l’art-thérapie ou consultent des magnétiseurs. Jusqu’à présent, ils n’avaient pas de nom. On les appelle désormais les « nouveaux aventuriers de la spiritualité ». Un baptême que l’on doit au sociologue Jean-François Barbier- Bouvet. Selon lui, « ces nouveaux aventuriers ont émergé d’un paysage religieux qui s’est considérablement transformé en quelques décennies. Pratiquant souvent le hors-piste, ils ne s’inscrivent pas forcément dans le cadre des religions instituées, ou en tout cas ils ne s’y limitent pas ». Poussés par la curiosité et par le désir de faire des expériences personnelles, ils se nourrissent de lectures, de rencontres, de stages en groupe ou d’exercices en solo. Leur point commun : un même désir de se connecter à leur intériorité, de se relier à une autre dimension de l’existence.

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Une progression ou un déclic ?

Entamer une quête spirituelle ne se décrète pas du jour au lendemain. Cette aspiration est souvent le fruit d’un long cheminement. Elle peut aussi s’exprimer comme le besoin de passer à une « étape supérieure » après avoir effectué un travail sur soi, en analyse ou en thérapie. Des événements de vie marquants, comme la maladie, la rupture d’un lien familial, un décès ou une crise personnelle, peuvent également provoquer le déclic. C’est d’ailleurs le cas d’une personne sur deux.

Une variété d’expériences ou un zapping spirituel ?

Chacun sa voie et ses pratiques. Telle pourrait être la devise de ces nouveaux aventuriers, qui se caractérisent par leur éclectisme, leur curiosité et leur souplesse culturelle. Yoga, chamanisme, méditation de pleine conscience, pèlerinages, récitation de mantras, création de mandalas… La spiritualité contemporaine constitue une vaste mosaïque de pratiques, de rites et de croyances que l’on explore, cumule ou approfondit selon son tempérament, ses convictions ou son inspiration. La variété des expériences est telle que certains n’hésitent pas à parler de nomadisme religieux, de religion à la carte ou encore de zapping spirituel. Des critiques qu’Arnaud Riou, coach, formateur, conférencier et auteur de Calme, mon carnet de méditation (Solar éditions), réfute en bloc. « Le paradigme qui régissait l’ancien monde, celui qui est en train de se fissurer de toutes parts, était la séparation. Aujourd’hui en émerge un nouveau, basé sur le principe d’interconnectivité. On ne peut plus penser ni agir de manière morcelée. Les nouveaux aventuriers de la spiritualité relient et associent, ils font des ponts entre les traditions et les pratiques. La diversité de leurs rituels témoigne d’un désir d’ouverture du coeur et de l’esprit, ainsi que d’un besoin d’unification, intérieure et extérieure. » « On est passés du modèle du “ou”, de l’exclusif, au modèle du “et”, de l’inclusif », observe Jean-François Barbier-Bouvet. Le sociologue a également constaté que si ces nouveaux aventuriers « empruntaient simultanément ou consécutivement plusieurs voies, ils poursuivaient toujours le même objectif : la progression sur leur chemin intérieur ».

Une quête de Dieu, de sens ou de soi ?

Encore faut-il savoir ce que l’on entend par « quête spirituelle » ou « chemin intérieur ». Pour le sociologue, il s’agit « d’une construction individuelle qui requiert une profonde connaissance de soi, condition d’une libération personnelle, qui se passe d’intermédiaires (une église, un maître, une communauté formelle) et qui relie au monde, à l’univers, au grand tout ». Autre caractéristique des quêteurs, si les deux tiers d’entre eux sont croyants, leur conception de Dieu est très personnelle : elle est « une présence intérieure », « une force, une énergie ». Mais pour autant la quête du divin n’est pas la motivation première des nouveaux aventuriers, qu’ils soient croyants ou agnostiques. Si l’on entreprend un chemin spirituel, c’est d’abord pour « comprendre son être profond et s’y relier » (71 %), « trouver la paix intérieure et s’unifier » (70 %) ou encore pour « vivre en plénitude l’instant présent » (63 %). « Ces aspirations ne traduisent pas le désir de cultiver son petit moi, mais, au contraire, d’explorer son intériorité et d’élargir sa conscience pour mener une vie plus riche de sens », développe la psychologue Bernadette Blin.

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Les 4 grandes familles des chercheurs de sens

Une étude menée par le sociologue Jean-François Barbier-Bouvet pour le Gerpse* a permis de dégager des types d’activités qui constituent, selon les pratiquants, une porte d’entrée essentielle vers l’intériorité et la recherche spirituelle.

1 - Les pratiques corporelles et énergétiques (63 %)

L’objectif : introduire dans sa vie un équilibre corps-esprit pour se libérer et pour accéder à une « dimension supérieure ». Il est important de souligner que le corps dont il s’agit ici ne se réduit pas au corps matériel, mais prend en compte le corps subtil, éthéré, vécu intérieurement. Les disciplines pratiquées sont multiples : aïkido, qi gong, tai-chi, massage, yoga, respiration, relaxation, reiki… Sans surprise, dans cette famille, on compte aussi les médecines alternatives (32 %), parmi lesquelles les médecines traditionnelles énergétiques (chinoise, ayurvédique…), mais aussi l’homéopathie, la phytothérapie, la naturopathie ou encore l’ostéopathie.

2 - La méditation (59 %)

L’objectif : ouvrir son esprit sur un « ailleurs » en mettant en jeu son corps. Les techniques et filiations sont multiples : méditation de pleine conscience, zen, chrétienne, vipassana… Elle se pratique aussi bien en sessions collectives que dans un cadre privé.

3 - Les activités artistiques (47 %)

L’objectif : mieux se connaître et se relier en développant et en cultivant sa créativité personnelle. Les pratiques artistiques sont de natures diverses. Toutes les grandes catégories y sont représentées : la musique, la danse, les arts plastiques. Parmi elles : art-thérapie, biodanza, chant de mantras, danse sacrée, calligraphie, théâtre impro et clown, écriture de poèmes ou de contes…

4 - Le développement personnel et les techniques de “psyrituel” (40 %)

L’objectif : s’occuper de soi, de son équilibre corps-esprit en général et de son équilibre psychologique en particulier. L’ensemble d’activités de cette famille se situe à l’intersection du psychologique et du spirituel. Jean- François Barbier-Bouvet les qualifie du mot-valise de « psyrituel ». Parmi elles : la gestalt-thérapie, la communication non violente, les constellations familiales, la méthode Vittoz, l’ennéagramme, la psychogénéalogie, la sophrologie, le magnétisme… Quant à la psychanalyse, aux psychothérapies et aux autres démarches pratiquées dans un cadre collectif de sessions et de stages (hypnose, EMDR, rêve éveillé, rebirth…), elles apparaissent, dans un même groupe, à un niveau presque aussi élevé (36 %).

*Enquête du Gerpse (Groupe d’étude sur les recherches et les pratiques spirituelles émergentes) dans vingt-quatre lieux de spiritualité, à partir des témoignages de six mille hommes et femmes. Les résultats ont été publiés par Jean-François Barbier-Bouvet dans l’ouvrage : Les nouveaux aventuriers de la spiritualité : Enquête sur une soif d’aujourd’hui aux éditions Médiaspaul.

La méditation

34 % la pratiquent tous les jours
37 % une ou plusieurs fois par semaine
16 % une ou plusieurs fois par mois

La prière

37 % prient tous les jours
23 % une ou plusieurs fois par semaine
10 % une ou plusieurs fois par mois

L’initiation

Sur cent personnes se déclarant sans religion, 34 % ont suivi des stages, sessions ou formations de spiritualité bouddhiste
29 % de chamanisme
20 % de spiritualité hindoue
Enfin, 37 % des chercheurs spirituels sont accompagnés par un maître ou un guide dans leur cheminement.

 

Ils méditent, prient, font des stages de chamanisme ou des retraites dans des monastères, ils lisent aussi bien les Évangiles que les Upanishad, pratiquent l’art-thérapie ou consultent des magnétiseurs. Jusqu’à présent, ils n’avaient pas de nom. On les appelle désormais les « nouveaux aventuriers de la spiritualité ». Un baptême que l’on doit au sociologue Jean-François Barbier- Bouvet. Selon lui, « ces nouveaux aventuriers ont émergé d’un paysage religieux qui s’est considérablement transformé en quelques décennies. Pratiquant souvent le hors-piste, ils ne s’inscrivent pas forcément dans le cadre des religions instituées, ou en tout cas ils ne s’y limitent pas ». Poussés par la curiosité et par le désir de faire des expériences personnelles, ils se nourrissent de lectures, de rencontres, de stages en groupe ou d’exercices en solo. Leur point commun : un même désir de se connecter à leur intériorité, de se relier à une autre dimension de l’existence.

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Une progression ou un déclic ?

Entamer une quête spirituelle ne se décrète pas du jour au lendemain. Cette aspiration est souvent le fruit d’un long cheminement. Elle peut aussi s’exprimer comme le besoin de passer à une « étape supérieure » après avoir effectué un travail sur soi, en analyse ou en thérapie. Des événements de vie marquants, comme la maladie, la rupture d’un lien familial, un décès ou une crise personnelle, peuvent également provoquer le déclic. C’est d’ailleurs le cas d’une personne sur deux.

Une variété d’expériences ou un zapping spirituel ?

Chacun sa voie et ses pratiques. Telle pourrait être la devise de ces nouveaux aventuriers, qui se caractérisent par leur éclectisme, leur curiosité et leur souplesse culturelle. Yoga, chamanisme, méditation de pleine conscience, pèlerinages, récitation de mantras, création de mandalas… La spiritualité contemporaine constitue une vaste mosaïque de pratiques, de rites et de croyances que l’on explore, cumule ou approfondit selon son tempérament, ses convictions ou son inspiration. La variété des expériences est telle que certains n’hésitent pas à parler de nomadisme religieux, de religion à la carte ou encore de zapping spirituel. Des critiques qu’Arnaud Riou, coach, formateur, conférencier et auteur de Calme, mon carnet de méditation (Solar éditions), réfute en bloc. « Le paradigme qui régissait l’ancien monde, celui qui est en train de se fissurer de toutes parts, était la séparation. Aujourd’hui en émerge un nouveau, basé sur le principe d’interconnectivité. On ne peut plus penser ni agir de manière morcelée. Les nouveaux aventuriers de la spiritualité relient et associent, ils font des ponts entre les traditions et les pratiques. La diversité de leurs rituels témoigne d’un désir d’ouverture du coeur et de l’esprit, ainsi que d’un besoin d’unification, intérieure et extérieure. » « On est passés du modèle du “ou”, de l’exclusif, au modèle du “et”, de l’inclusif », observe Jean-François Barbier-Bouvet. Le sociologue a également constaté que si ces nouveaux aventuriers « empruntaient simultanément ou consécutivement plusieurs voies, ils poursuivaient toujours le même objectif : la progression sur leur chemin intérieur ».

Une quête de Dieu, de sens ou de soi ?

Encore faut-il savoir ce que l’on entend par « quête spirituelle » ou « chemin intérieur ». Pour le sociologue, il s’agit « d’une construction individuelle qui requiert une profonde connaissance de soi, condition d’une libération personnelle, qui se passe d’intermédiaires (une église, un maître, une communauté formelle) et qui relie au monde, à l’univers, au grand tout ». Autre caractéristique des quêteurs, si les deux tiers d’entre eux sont croyants, leur conception de Dieu est très personnelle : elle est « une présence intérieure », « une force, une énergie ». Mais pour autant la quête du divin n’est pas la motivation première des nouveaux aventuriers, qu’ils soient croyants ou agnostiques. Si l’on entreprend un chemin spirituel, c’est d’abord pour « comprendre son être profond et s’y relier » (71 %), « trouver la paix intérieure et s’unifier » (70 %) ou encore pour « vivre en plénitude l’instant présent » (63 %). « Ces aspirations ne traduisent pas le désir de cultiver son petit moi, mais, au contraire, d’explorer son intériorité et d’élargir sa conscience pour mener une vie plus riche de sens », développe la psychologue Bernadette Blin.

spi02

Les 4 grandes familles des chercheurs de sens

Une étude menée par le sociologue Jean-François Barbier-Bouvet pour le Gerpse* a permis de dégager des types d’activités qui constituent, selon les pratiquants, une porte d’entrée essentielle vers l’intériorité et la recherche spirituelle.

1 - Les pratiques corporelles et énergétiques (63 %)

L’objectif : introduire dans sa vie un équilibre corps-esprit pour se libérer et pour accéder à une « dimension supérieure ». Il est important de souligner que le corps dont il s’agit ici ne se réduit pas au corps matériel, mais prend en compte le corps subtil, éthéré, vécu intérieurement. Les disciplines pratiquées sont multiples : aïkido, qi gong, tai-chi, massage, yoga, respiration, relaxation, reiki… Sans surprise, dans cette famille, on compte aussi les médecines alternatives (32 %), parmi lesquelles les médecines traditionnelles énergétiques (chinoise, ayurvédique…), mais aussi l’homéopathie, la phytothérapie, la naturopathie ou encore l’ostéopathie.

2 - La méditation (59 %)

L’objectif : ouvrir son esprit sur un « ailleurs » en mettant en jeu son corps. Les techniques et filiations sont multiples : méditation de pleine conscience, zen, chrétienne, vipassana… Elle se pratique aussi bien en sessions collectives que dans un cadre privé.

3 - Les activités artistiques (47 %)

L’objectif : mieux se connaître et se relier en développant et en cultivant sa créativité personnelle. Les pratiques artistiques sont de natures diverses. Toutes les grandes catégories y sont représentées : la musique, la danse, les arts plastiques. Parmi elles : art-thérapie, biodanza, chant de mantras, danse sacrée, calligraphie, théâtre impro et clown, écriture de poèmes ou de contes…

4 - Le développement personnel et les techniques de “psyrituel” (40 %)

L’objectif : s’occuper de soi, de son équilibre corps-esprit en général et de son équilibre psychologique en particulier. L’ensemble d’activités de cette famille se situe à l’intersection du psychologique et du spirituel. Jean- François Barbier-Bouvet les qualifie du mot-valise de « psyrituel ». Parmi elles : la gestalt-thérapie, la communication non violente, les constellations familiales, la méthode Vittoz, l’ennéagramme, la psychogénéalogie, la sophrologie, le magnétisme… Quant à la psychanalyse, aux psychothérapies et aux autres démarches pratiquées dans un cadre collectif de sessions et de stages (hypnose, EMDR, rêve éveillé, rebirth…), elles apparaissent, dans un même groupe, à un niveau presque aussi élevé (36 %).

*Enquête du Gerpse (Groupe d’étude sur les recherches et les pratiques spirituelles émergentes) dans vingt-quatre lieux de spiritualité, à partir des témoignages de six mille hommes et femmes. Les résultats ont été publiés par Jean-François Barbier-Bouvet dans l’ouvrage : Les nouveaux aventuriers de la spiritualité : Enquête sur une soif d’aujourd’hui aux éditions Médiaspaul.

La méditation

34 % la pratiquent tous les jours
37 % une ou plusieurs fois par semaine
16 % une ou plusieurs fois par mois

La prière

37 % prient tous les jours
23 % une ou plusieurs fois par semaine
10 % une ou plusieurs fois par mois

L’initiation

Sur cent personnes se déclarant sans religion, 34 % ont suivi des stages, sessions ou formations de spiritualité bouddhiste
29 % de chamanisme
20 % de spiritualité hindoue
Enfin, 37 % des chercheurs spirituels sont accompagnés par un maître ou un guide dans leur cheminement.