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Qui sont ces femmes qui choisissent de ne pas être mère?

Qui sont ces femmes qui choisissent de ne pas être mère?
© CC/Everypixel - Photo d'illustration

Choisir de ne pas avoir d'enfant dérange encore dans une société où la maternité est considérée comme logique, voire comme l'aboutissement de la vie d'une femme. Pourtant, Lucie, 33 ans, assume sans complexe sa décision. Interview.

Pourquoi avez-vous choisi de ne pas avoir d’enfant?

Je choisis avant tout de continuer de mener ma barque en solo ! C’est parfois assez difficile de me projeter d’un semestre à l’autre, alors avec un enfant au milieu, le pauvre ! J’ai vite su que le schéma « classique » ou « conventionnel » du mariage/ bébé/ monospace et compagnie, ce n’était pas pour moi (rires) ! Au-delà de cette raison, je n’ai aucune attirance vers les tout-petits. Les porter ? Sûrement pas, j’ai peur de les casser ! Enfant, je ne jouais pas à la maîtresse mais à la directrice d’un orphelinat... Je ne sais pas d’où cela me vient, mais j’ai toujours pensé que nous étions trop nombreux pour une planète aussi petite !

Assumez-vous cette décision en société, face à votre famille, vos proches?

Oui, bien sûr que j’assume. Généralement, la première réaction de mon entourage est de me rétorquer que je suis trop jeune, que je n’ai pas encore trouvé le « bon » ou que je ne suis pas « stable » pour le moment mais que ça viendra. Tout le monde me souhaite, au fond, de changer un jour d’avis. Alors j’explique que je fais la différence entre mon non-désir de maternité et mon peut-être futur désir de « transmettre »… Ce qui est certain, c’est que je ne souhaite pas vivre l’expérience de la maternité, au sens de porter un enfant et de le mettre au monde.

Comment vos parents le vivent-ils ? Subissez-vous une pression de leur part ?

Ce n'est pas évident car ma mère pense que j’ai toujours vingt ans ! Sur ce sujet, elle ne veut pas me croire... Mon frère aîné vit au Japon avec sa femme et ses enfants, et mes parents, eux, à Toulouse. Je vois déjà à quel point elle souffre de la distance qu’il y a entre elle et ses petits-enfants... Je ne subis pas véritablement de pression, mais dans la famille, certains se disent tristes pour moi de ne pas vouloir connaître l’un des plus grands bonheurs de la vie, si ce n’est le plus grand. Ma mère m’a souvent dit que c’était lorsqu’elle attendait un enfant qu’elle se sentait le mieux dans son corps ; Cela reste quasi inconcevable pour moi !

« J’ai toujours pensé que nous étions trop nombreux pour une planète aussi petite »

Pourriez-vous vivre avec un homme qui a déjà des enfants ?

Eh bien, ce fut le cas dans ma toute récente dernière expérience amoureuse… Nous avions une grande différence d’âge et trois enfants de précédentes unions de son côté. Heureusement pour moi, les trois étaient déjà « grands » lorsque je suis entrée dans la vie de leur père. Pour eux, j’ai juste été la « copine » de leur père. Habiter avec toute sa tribu par contre... non merci !

Vous êtes encore jeune. Pensez-vous qu'un revirement de situation serait possible?

J’ai été en couple durant près de dix ans avec celui qui m’a fait passé le cap de la trentaine. Il y a bien sûr eu cette question de bébé. Je sais qu’à plus ou moins courte échéance, si notre couple avait tenu, cela aurait été vraiment difficile pour moi de lui refuser la paternité. On croise parfois des personnes dont on sait intérieurement qu’ils ou elles seront des parents formidables…
Mais avant de pouvoir ou de vouloir accepter l’idée qu’un jour je mettrai au monde un « mini moi », il faudrait déjà que je n’aie plus peur de l’engagement. Et à bientôt 34 ans, je n’en ai toujours pas pris le chemin ! Je ne pense pas changer de conviction et je n’ai pas envie, un jour de céder par amour sur cette question de faire un enfant. Je me suis faite tatouée par amour, mais c’est bien la seule et dernière chose que je ferai pour autrui engendrant des modifications corporelles irréversibles.
Cependant, même si je ne me place pas dans la catégorie des « pondeuses » (rires), je pense qu’il pourrait m’arriver de vouloir un jour « transmettre », sans pour autant qu’il ou elle ait mes yeux, mon sang, mon patrimoine génétique, mes névroses, etc.

Pourquoi avez-vous choisi de ne pas avoir d’enfant?

Je choisis avant tout de continuer de mener ma barque en solo ! C’est parfois assez difficile de me projeter d’un semestre à l’autre, alors avec un enfant au milieu, le pauvre ! J’ai vite su que le schéma « classique » ou « conventionnel » du mariage/ bébé/ monospace et compagnie, ce n’était pas pour moi (rires) ! Au-delà de cette raison, je n’ai aucune attirance vers les tout-petits. Les porter ? Sûrement pas, j’ai peur de les casser ! Enfant, je ne jouais pas à la maîtresse mais à la directrice d’un orphelinat... Je ne sais pas d’où cela me vient, mais j’ai toujours pensé que nous étions trop nombreux pour une planète aussi petite !

Assumez-vous cette décision en société, face à votre famille, vos proches?

Oui, bien sûr que j’assume. Généralement, la première réaction de mon entourage est de me rétorquer que je suis trop jeune, que je n’ai pas encore trouvé le « bon » ou que je ne suis pas « stable » pour le moment mais que ça viendra. Tout le monde me souhaite, au fond, de changer un jour d’avis. Alors j’explique que je fais la différence entre mon non-désir de maternité et mon peut-être futur désir de « transmettre »… Ce qui est certain, c’est que je ne souhaite pas vivre l’expérience de la maternité, au sens de porter un enfant et de le mettre au monde.

Comment vos parents le vivent-ils ? Subissez-vous une pression de leur part ?

Ce n'est pas évident car ma mère pense que j’ai toujours vingt ans ! Sur ce sujet, elle ne veut pas me croire... Mon frère aîné vit au Japon avec sa femme et ses enfants, et mes parents, eux, à Toulouse. Je vois déjà à quel point elle souffre de la distance qu’il y a entre elle et ses petits-enfants... Je ne subis pas véritablement de pression, mais dans la famille, certains se disent tristes pour moi de ne pas vouloir connaître l’un des plus grands bonheurs de la vie, si ce n’est le plus grand. Ma mère m’a souvent dit que c’était lorsqu’elle attendait un enfant qu’elle se sentait le mieux dans son corps ; Cela reste quasi inconcevable pour moi !

« J’ai toujours pensé que nous étions trop nombreux pour une planète aussi petite »

Pourriez-vous vivre avec un homme qui a déjà des enfants ?

Eh bien, ce fut le cas dans ma toute récente dernière expérience amoureuse… Nous avions une grande différence d’âge et trois enfants de précédentes unions de son côté. Heureusement pour moi, les trois étaient déjà « grands » lorsque je suis entrée dans la vie de leur père. Pour eux, j’ai juste été la « copine » de leur père. Habiter avec toute sa tribu par contre... non merci !

Vous êtes encore jeune. Pensez-vous qu'un revirement de situation serait possible?

J’ai été en couple durant près de dix ans avec celui qui m’a fait passé le cap de la trentaine. Il y a bien sûr eu cette question de bébé. Je sais qu’à plus ou moins courte échéance, si notre couple avait tenu, cela aurait été vraiment difficile pour moi de lui refuser la paternité. On croise parfois des personnes dont on sait intérieurement qu’ils ou elles seront des parents formidables…
Mais avant de pouvoir ou de vouloir accepter l’idée qu’un jour je mettrai au monde un « mini moi », il faudrait déjà que je n’aie plus peur de l’engagement. Et à bientôt 34 ans, je n’en ai toujours pas pris le chemin ! Je ne pense pas changer de conviction et je n’ai pas envie, un jour de céder par amour sur cette question de faire un enfant. Je me suis faite tatouée par amour, mais c’est bien la seule et dernière chose que je ferai pour autrui engendrant des modifications corporelles irréversibles.
Cependant, même si je ne me place pas dans la catégorie des « pondeuses » (rires), je pense qu’il pourrait m’arriver de vouloir un jour « transmettre », sans pour autant qu’il ou elle ait mes yeux, mon sang, mon patrimoine génétique, mes névroses, etc.