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Endométriose, le parcours du combattant

Endométriose, le parcours du combattant
 

L’endométriose est une maladie chronique qui provoque des règles douloureuses et qui peut causer une infertilité. Auparavant méconnue et taboue, elle est de plus en plus prise en compte sur un plan médical.

«L’hystérectomie m’a sauvé la vie. » Une phrase radicale prononcée par Christelle qui a souffert d’endométriose. Cette maladie gynécologique inflammatoire est due au fait que des fragments de la muqueuse utérine (l’endomètre) migrent hors de l’utérus et viennent se fixer sur des organes voisins, comme l’intestin ou les ovaires, par exemple. La maladie provoque de fortes douleurs – notamment au moment des règles ou lors des rapports sexuels –, des lésions, des kystes ovariens. Elle peut également entraîner l’infertilité. D’autres symptômes peuvent survenir : fatigue chronique, troubles digestifs, douleurs au niveau du dos ou des épaules.

Découverte de la maladie

« Dès mes premières règles à 14 ans, j’ai souffert en silence de violentes douleurs. J’étais habituée à la douleur, je vivais avec elle tout en prenant des anti-inflammatoires, se souvient Christelle. En 2018, les douleurs ont été beaucoup plus violentes qu’auparavant comme si on m’enfonçait des couteaux dans le ventre. Le fait de respirer me donnait mal aux ovaires. » C’est Christelle qui va évoquer pour la première fois l’endométriose à son gynécologue. Elle passe alors une IRM pelvienne qui montre un kyste ovarien de 5 cm. « Je subis une opération pour enlever l’ovaire mais en fait ils découvrent à ce moment-là que j’ai de l’endométriose. On ne m’a pas finalement enlevé l’ovaire », explique-t-elle. Christelle va suivre un traitement hormonal médicamenteux qui empêche l’apparition des règles. « Je n’avais certes plus de douleurs puisque je n’avais plus mes règles mais les effets secondaires – perte de cheveux, pilosité –, m’ont amenée à arrêter ce traitement », précise-t-elle. Christelle suit un autre traitement qui diminue les taux d’oestrogènes, responsables de l’inflammation.

Opération lourde

La jeune femme repasse une IRM en 2019 et en 2020. Lors de sa troisième IRM, l’endométriose s’est beaucoup propagée. « Je ne voulais pas prendre des médicaments jusqu’à la ménopause, souligne Christelle, alors âgée de 40 ans. Avec mon mari, nous avons décidé de ne plus avoir d’enfants. J’étais prête pour subir une hystérectomie qui consiste en l’ablation de l’utérus. » L’intervention chirurgicale est programmée en décembre 2020. Une opération qui est lourde. « J’avais une endométriose sévère. J’en avais partout, dans l’utérus, la vessie, le côlon. On m’a enlevé un ovaire, mon utérus, 13 centimètres de côlon. Si je n’avais pas été opérée, mon côlon aurait éclaté. Je suis restée 20 jours dans l’unité de soins continus à la clinique Kuindo-Magnin, les jours les plus durs de ma vie. » Des complications au niveau gastrique ont suivi l’opération, la jeune femme a dû être à nouveau hospitalisée. Aujourd’hui Christelle revit. « C’était la meilleure décision pour moi. Je tiens à dire que si une jeune fille a des règles douloureuses, elle doit consulter, se faire dépister. Il faut que cette maladie sorte de l’ombre », insiste Christelle. Longtemps ignorée, l’endométriose n’est plus une maladie taboue. Le président de la République, Emmanuel Macron, a fait d’ailleurs de l’endométriose un enjeu de santé publique en annonçant une stratégie de lutte contre la maladie, comprenant des moyens pour la recherche et la facilitation de l’accès aux soins.

Un chiffre

10%

C’est le pourcentage de femmes touchées par l’endométriose en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions.

Texte : Frédérique de Jode

«L’hystérectomie m’a sauvé la vie. » Une phrase radicale prononcée par Christelle qui a souffert d’endométriose. Cette maladie gynécologique inflammatoire est due au fait que des fragments de la muqueuse utérine (l’endomètre) migrent hors de l’utérus et viennent se fixer sur des organes voisins, comme l’intestin ou les ovaires, par exemple. La maladie provoque de fortes douleurs – notamment au moment des règles ou lors des rapports sexuels –, des lésions, des kystes ovariens. Elle peut également entraîner l’infertilité. D’autres symptômes peuvent survenir : fatigue chronique, troubles digestifs, douleurs au niveau du dos ou des épaules.

Découverte de la maladie

« Dès mes premières règles à 14 ans, j’ai souffert en silence de violentes douleurs. J’étais habituée à la douleur, je vivais avec elle tout en prenant des anti-inflammatoires, se souvient Christelle. En 2018, les douleurs ont été beaucoup plus violentes qu’auparavant comme si on m’enfonçait des couteaux dans le ventre. Le fait de respirer me donnait mal aux ovaires. » C’est Christelle qui va évoquer pour la première fois l’endométriose à son gynécologue. Elle passe alors une IRM pelvienne qui montre un kyste ovarien de 5 cm. « Je subis une opération pour enlever l’ovaire mais en fait ils découvrent à ce moment-là que j’ai de l’endométriose. On ne m’a pas finalement enlevé l’ovaire », explique-t-elle. Christelle va suivre un traitement hormonal médicamenteux qui empêche l’apparition des règles. « Je n’avais certes plus de douleurs puisque je n’avais plus mes règles mais les effets secondaires – perte de cheveux, pilosité –, m’ont amenée à arrêter ce traitement », précise-t-elle. Christelle suit un autre traitement qui diminue les taux d’oestrogènes, responsables de l’inflammation.

Opération lourde

La jeune femme repasse une IRM en 2019 et en 2020. Lors de sa troisième IRM, l’endométriose s’est beaucoup propagée. « Je ne voulais pas prendre des médicaments jusqu’à la ménopause, souligne Christelle, alors âgée de 40 ans. Avec mon mari, nous avons décidé de ne plus avoir d’enfants. J’étais prête pour subir une hystérectomie qui consiste en l’ablation de l’utérus. » L’intervention chirurgicale est programmée en décembre 2020. Une opération qui est lourde. « J’avais une endométriose sévère. J’en avais partout, dans l’utérus, la vessie, le côlon. On m’a enlevé un ovaire, mon utérus, 13 centimètres de côlon. Si je n’avais pas été opérée, mon côlon aurait éclaté. Je suis restée 20 jours dans l’unité de soins continus à la clinique Kuindo-Magnin, les jours les plus durs de ma vie. » Des complications au niveau gastrique ont suivi l’opération, la jeune femme a dû être à nouveau hospitalisée. Aujourd’hui Christelle revit. « C’était la meilleure décision pour moi. Je tiens à dire que si une jeune fille a des règles douloureuses, elle doit consulter, se faire dépister. Il faut que cette maladie sorte de l’ombre », insiste Christelle. Longtemps ignorée, l’endométriose n’est plus une maladie taboue. Le président de la République, Emmanuel Macron, a fait d’ailleurs de l’endométriose un enjeu de santé publique en annonçant une stratégie de lutte contre la maladie, comprenant des moyens pour la recherche et la facilitation de l’accès aux soins.

Un chiffre

10%

C’est le pourcentage de femmes touchées par l’endométriose en France, soit entre 1,5 et 2,5 millions.

Texte : Frédérique de Jode

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