L’argile pour une santé de fer

On la surnomme parfois la « terre de santé » tant ses vertus thérapeutiques sont nombreuses. La médecine officielle qui, en une trentaine d’années, s’est employée à redécouvrir – et à démontrer – nombre de ses propriétés, l’utilise d’ailleurs largement aujourd’hui. Et elle aurait tort de s’en priver. La preuve…

 

Riche de substances aux propriétés multiples, la boîte à pharmacie de la nature recèle bien des trésors. Parmi eux, l’argile verte était déjà largement employée dans l’Antiquité et quelques célébrités historiques comme Pline l’Ancien, Gandhi ou le naturopathe Kneipp en étaient de fidèles utilisateurs. On la dit antiparasitaire, antiseptique, cicatrisante, sédative, décontracturante, et la liste de ses vertus est encore longue. Produit miracle ou poudre de perlimpinpin ? Médecine douce et médecine traditionnelle se prononcent d’une même voix pour la première alternative…

Une terre aux nombreuses propriétés

Parmi les vertus de l’argile empiriquement reconnues depuis longtemps et aujourd’hui démontrées, on reconnaît avant tout à cette substance une action digestive et des propriétés cutanées multiples. Action digestive : excellente protectrice de la muqueuse intestinale, elle constitue en gastro-entérologie une médication de tout premier plan. Absorbée par voie interne, elle est fréquemment employée comme pansement dans les épisodes d’irritation du système digestif (gastroentérite, indigestion…). Activant la reconstruction des cellules lésées et jouant le rôle de détergent, elle exerce également une action de régulation intestinale dans les épisodes de diarrhée ou de constipation. Grâce à son pouvoir d’absorption des gaz intestinaux et des toxines, elle s’invite aussi régulièrement dans les cures détoxifiantes. Action cutanée : moins agressive que ses homologues chimiques, l’argile peut être utilisée comme antiseptique. Excellent cicatrisant, elle évite entre autres la formation de marques inesthétiques. De par ses facultés d’absorption, elle est fréquemment employée dans le drainage des lésions purulentes de toute nature. Enfin, son pouvoir sédatif et décontracturant en fait un précieux allié contre les phénomènes douloureux locaux, de type inflammatoire ou non.

Comment l’utiliser ?

Par voie interne, l’argile est la plupart du temps absorbée sous la forme d’eau argileuse que vous préparerez en délayant deux cuillères à café de poudre d’argile fine dans un verre d’orangeade ou d’eau plate et faiblement minéralisée. Laissez reposer quelques heures au frais, puis remuez avant de boire ce mélange.

Utilisée en cataplasme, par voie locale externe, l’argile s’emploiera pour soigner les brûlures, les blessures et traumatismes (coups, bosses, entorses…), la fièvre et les coups de chaleur (on dépose alors le cataplasme sur le bas-ventre et sur la nuque…), les rages de dents (on applique dans ce cas le cataplasme sur la joue, mais cela ne dispense pas de consulter rapidement), les abcès et panaris ainsi que les inflammations diverses (angine, otite, laryngite…). Dans certains cas, on l’emploiera sous forme de poudrage d’argile surfine que l’on saupoudrera sur des brûlures, des blessures légères ou un érythème fessier…